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Le contrôle des oiseaux dans nos cultures fructifères E: Petits fruits

Article mis en ligne le 3 avril 2007 à 14:54
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Le contrôle des oiseaux dans nos cultures fructifères

E: Petits fruits
Fraises, framboises, raisins et, particulièrement les bleuets : plusieurs espèces d’oiseaux adorent les petits fruits. Leur gourmandise peut causer des pertes importantes, allant jusqu’à 25 à 40 % dans les bleuets. Aussi bien prendre de bonnes mesures pour les dissuader de faire de vos champs leur garde-manger!
Avant de déterminer la mesure d’effarouchement à préconiser, vous devez prendre en considération les éléments suivants :

Il est possible de faire changer d’endroit d’approvisionnement la plupart des espèces.

Les différentes espèces répondent autrement à diverses mesures d’effarouchement.

Les aires affectées peuvent varier d’une année à l’autre.

Les dommages sont souvent localisés et ne sont pas uniformément distribués dans une région donnée.

Les oiseaux ont une très grande facilité à s’acclimater à diverses situations.

Les oiseaux sont opportunistes; ils mangent ce qui est disponible.

La proximité d’habitats favorables (ex : boisés, rivières, buissons, haies brise-vent, etc.) augmente les risques de dommages par les oiseaux.

En ce qui a trait aux dommages causés, il s’agit essentiellement de fruits picorés ou arrachés. Dans le cas de très fortes populations d’oiseaux, la culture peut devenir malpropre à cause des fientes trop nombreuses.

Voici quelques moyens à prendre afin d’éloigner les principales espèces d’oiseaux affectant nos fruits.

Méthodes auditives (sons et bruits)

Il semble que le sens de l’ouïe des oiseaux ne soit pas aussi développé qu’on pourrait le croire. Les humains seraient mieux pourvus qu’eux à ce chapitre. Vous devez donc être capables d’entendre les divers sons et bruits si vous désirez effaroucher les oiseaux avec ces méthodes. Différents appareils sont utilisés pour les émissions de bruits et de sons, notamment les canons à propane, les pistolets à décharge, les sifflets et les appareils émettant différents sons (sirènes, bruits électroniques), cris de détresse et cris des prédateurs.

Méthodes visuelles

Les oiseaux ont en général une très bonne vue. Vous devez cependant savoir qu’ils ont tendance à s’habituer plus rapidement aux méthodes d’effarouchement visuelles. Celles-ci devraient donc être utilisées en support aux moyens auditifs lorsque la récolte approche. Parmi les moyens visuels utilisés, on retrouve une panoplie d’objets : rubans colorés, réfléchissants et mobiles, fils suspendus, ballons à yeux de prédateurs, silhouettes de prédateurs, ballons à l’hélium simulant un prédateur, prédateurs vivants, objets brillants, miroirs, épouvantails fixes ou mobiles, etc.

Utilisation de filets

Même s’il s’agit d’un investissement plutôt dispendieux, l’installation d’un filet constitue la seule méthode qui peut donner près de 100 % d’efficacité.

Le coût du filet varie entre 1 500 $ et 2 000 $ l’hectare. À cela, il faut ajouter les poteaux, le matériel de support et la main-d’œuvre. À ce chapitre, mentionnons qu’il faut 55 heures par hectare pour poser les piquets et les broches et 75 heures annuellement pour poser et enlever les filets

Les coûts annuels pour l’utilisation de cette technique sont de 700 à 900 $/hectare. Une question devient donc déterminante. Est-ce rentable? La réponse à cette question varie d’un endroit à l’autre. Il faut prendre en considération les rendements, les prix obtenus et les pertes subies par les oiseaux.

Comment aborder les solutions pour votre problème d’oiseaux?

Même si aucune mesure n’est parfaite - à l’exception du filet! Il est possible d’obtenir du succès avec les équipements et les appareils sur le marché. Il faut pour cela les utiliser d’une manière logique et efficace pour en prévenir l’accoutumance. Pour déterminer votre tactique :

Évaluez le problème,

Débutez le programme de contrôle à temps,

Utilisez plusieurs méthodes qui se complètent.

En somme, il est essentiel voire même crucial de faire un certain contrôle des oiseaux. Cependant, il faut tenir compte des relations de bon voisinage. À ce sujet, je vous suggère d’expliquer votre situation à vos voisins. Évitez de faire fonctionner les appareils auditifs en dehors des périodes actives des oiseaux, comme par exemple la nuit, car cela ne peut que vous nuire. Vous pourrez augmenter leurs accoutumances et, de toute façon, les oiseaux ne mangent pas la nuit.

Référence : Les mesures de lutte contre les oiseaux dans les cultures des petits fruits, par André Carrier, agr., Direction régional du MAPAQ, Chaudière-Appalaches.

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