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Dans quel état seront vos prairies ce printemps ?

Article mis en ligne le 29 mars 2007 à 10:49
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 Dans quel état seront vos prairies ce printemps ?
Prairie
Plantes fourragères
Dans quel état seront vos prairies ce printemps ?
Peu importe ce que l’hiver nous réserve, une visite de vos prairies au printemps s’impose. Cette sortie vous permettra de constater l’état de vos fourrages, de cibler les endroits où il y aura des correctifs à effectuer, de prévoir des améliorations au niveau de la régie des prairies, etc. Parlez-en à votre conseiller !
Est-ce que l’hiver nous laissera un peu de prairie ce printemps ? C’est la grande question que se posent les producteurs inquiets par l’automne long et pluvieux suivi par le froid glacial du début de l’année 2007.

Un dépistage tôt au printemps vous permet d’établir un diagnostique et de prendre la bonne décision.

Plusieurs raisons peuvent favoriser la mauvaise survie des prairies à l’hiver : les conditions hivernales difficiles, une mauvaise implantation (pH, fertilisation, drainage et compaction, etc), des réserves insuffisantes pour passer l’hiver, gel et dégel alternatifs, etc.

Afin d’évaluer si votre prairie a passé l’hiver et si elle est encore rentable, une visite, tôt au printemps, s’impose. Celle-ci vous aidera à déterminer la quantité de plants de luzerne restant ainsi que leur survie. En considérant que la luzerne est l’une des plantes fourragères les plus sensibles au gel hivernal, elle sert de référence pour les autres plantes fourragères ainsi que les talles de graminées. Votre conseiller sera en mesure d’établir la vigueur d’une racine de luzerne et, par le fait même, déterminer le potentiel de votre prairie. Le dépistage tôt en saison se fait rapidement et permet de prévoir des méthodes alternatives si votre champ a été affecté par l’hiver.

Sans penser à labourer vos prairies au printemps, plusieurs solutions s’offrent à vous, tout dépendant de l’impact que l’hiver aura eu sur les plantes fourragères. Le vasage est une pratique commune et appréciée de plusieurs, car il n’y a pas de travail de sol et le semis se fait à la volée. Réalisé avec un véhicule tout-terrain, c’est le gel et dégel qui permet à la semence d’être en contact avec le sol. L’autre technique est le semis de surface. Il permet l’ensemencement avec un semoir (à semis direct ou à céréales) sans avoir préalablement travaillé le sol. Pour d’autres, la destruction de la prairie au printemps ou après une première coupe s’avère une solution rentable car le semis d’une deuxième culture leur permet de profiter du champ d’une autre façon. À ce moment-là, il faut pallier au manque de foin par une culture annuelle (soya fourrager, millet, céréales vertes, sorgho, maïs ensilage, etc).

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