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Ma recette pour la production d’herbe

Article mis en ligne le 29 mars 2007 à 9:55
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Pâturages
Ma recette pour la production d’herbe
La description de la ferme
à 50 kilomètres à l’est de Hull et 5 kilomètres au nord de la rivière des Outaouais;

2 550 unités thermiques;

sol argileux avec drainage souterrain;

300 acres dont 220 acres cultivables soit 170 en pâturage et 50 en prairie;

20 acres loués pour pâturage.

90 vache-veau, 30 taures laitières Holstein, 24 taures de race bovine pour la reproduction, 38 bouvillons

petit troupeau de moutons pour l’agneau lourd;

propriétaire de la minorité des animaux : les autres pâturent chez moi à forfait.
La réalité pour un producteur d’herbe, c’est que la quantité d’animaux par unité de surface peut varier beaucoup d’une saison à l’autre, surtout à cause des précipitations. Pour estimer mes revenus par unité de surface, j’ai gardé 30 taures Holstein sur une superficie de 12 acres pour une période de 120 jours. Le coût des fertilisants pour cette superficie était de 38,33$/acre (25 $/acre pour les fertilisants, 40 $/acre à tous les trois ans pour la chaux). Pour ces 12 acres, j’ai obtenu un revenu de 240 $/acre, ce qui donne un excellent revenu net de 200 $/acre pour le pâturage.
La totalité de ma ferme est une prairie de pâturage permanent. Le dernier pâturage à avoir été labouré date de 1997 et le plus ancien de 1972. Je veux une tourbe productive avec une bonne portance pour les conditions difficiles du printemps et de l’automne. Après que la répartition est bien établie (7 ans et plus), il y a beaucoup moins de variations dans le rendement et le terrain est beaucoup plus stable.

La semence est appliquée au printemps, à la volée ou avec un semoir suivi de la herse à pâturage. Sur les prairies permanentes, la semence est appliquée directement sur le compost et épandue aux mois d’août et septembre. Un autre moyen consiste à profiter de la nature et permettre aux graines de semence de devenir matures et de les laisser tomber au sol. Lorsque les journées sont plus froides, cela crée un climat idéal pour la germination. La meilleure façon, plus efficace et économique, est par l’entremise des vaches. En mangeant le trèfle mature en août et en septembre, la semence se retrouvera au champ dans le fumier, germera et la repousse se fera lors de la prochaine saison.



Chaque année, j’applique de 70 à 100 tonnes de chaux selon mes finances et les conditions du sol, en août et en septembre. Ce n'est pas nécessairement pour le pH, mais pour maintenir un taux élevé de calcium pour les légumineuses et pour garder le premier quart de pouce du sol en bonne condition pour la germination de la nouvelle semence. Le pH est de 6,5 pour la majorité des champs.

Aucun engrais n’est appliqué au printemps car la croissance de l’herbe est déjà rapide et difficile à contrôler. L’application de fertilisants débute vers la fin juin début juillet et se termine début septembre. L’objectif est d’avoir une croissance constante de l’herbe tout au long de la saison. Je fertilise les pâturages à raison de 30 unités de phosphore et 30 unités d’azote et les prairies à raison de 30 unités de phosphore, 30 unités d’azote et 30 unités de potassium, en plus du compost à tous les trois ans.

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