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Fertilisation du maïs : juste ce qu’il faut

Grande culture

Article mis en ligne le 1 février 2007 à 10:17
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Fertilisation du maïs : juste ce qu’il faut
Grande culture
Justin Chabot, technicien agricole

Club agroenvironnemental Bois-Francs

clubbf@bellnet.ca

Saviez-vous que, pour l’agriculteur, une fertilisation allant au delà de 160 kilogrammes à l’hectare d’azote (kg/ha) équivaut à jeter son argent par les fenêtres ? Ce sont les résultats obtenus suite aux essais de fertilisation réalisés par le Club agroenvironnemental des Bois-Francs au cours de l’été 2006 dans les municipalités de Sainte-Anne-du-Sault, de Daveluyville et de Saint-Albert.
L’expérience consistait à vérifier six niveaux de fertilisation pour la culture du maïs, soit de 50 à 240 kg/ha d’azote. Les résultats sont intéressants et démontrent que la fertilisation optimale pour le maïs, sur un loam sableux, sur un précédent maïs ou orge, se situe à 160 kg d’azote par hectare et ce, même pour des variétés à 2 450 unités thermiques maïs (UTM) ! Au-delà de ce niveau, il y avait même une tendance à la baisse dans les rendements suite à une surfertilisation.

Parmi les autres résultats que nous avons notés, le poids spécifique et le taux d’humidité des grains à la récolte n’ont pas varié de manière significative selon les différents niveaux de fertilisation. Selon des applications d’azote de 50 à 160 kg/ha d’azote, le rendement en grains à 15,5 % d’humidité a augmenté progressivement. Pour l’essai au-delà de 160 kg/ha d’azote, le niveau de fertilisation n’a pas eu d’impact significatif sur l’humidité des grains ni sur le poids à l’hectolitre. Parmi les trois essais effectués, le meilleur rendement a été obtenu sur un champ en semis-direct sur un retour d’orge

Dans le suivi des essais, les variations de rendement étaient facilement observables lors de la cueillette des épis. Le test à l’acide a été un bon outil de diagnostic pour vérifier la suffisance ou la carence en azote d’un plant de maïs.

Au total, il y a eu 24 parcelles de 4,5 mètres x 12 mètres disposées en blocs aléatoires avec quatre répétitions par parcelle sur une superficie de 864 mètres carrés. Des tests maison ont été effectués afin de valider les observations faites au champ; un test à l’acide pour vérifier la quantité d’azote résiduelle dans les tiges et une pesée des épis.

Pour plus de détails, assistez à la Journée INPACQ Grandes cultures du jeudi 15 février qui aura lieu à Bécancour. J’y donnerai une conférence sur le sujet. Visitez le site Internet : www.mapaq.gouv.qc.ca pour connaître le programme de la journée et les modalités d’inscription.

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