Les circuits courts sont des lieux exceptionnels de rencontres entre producteurs et consommateurs pour échanger sur les produits, leur fabrication, le mode d’élevage, les méthodes culturales, la façon de les préserver et de les cuisiner. (Photo : Marché Godefroy)
Les circuits courts, pour se rapprocher du producteur
Stéphane Gagnon, agronome
Agent syndical, Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec
Depuis le dépôt du rapport de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (rapport Pronovost), on entend parler des circuits courts de commercialisation comme si c’était nouveau. Sachez que ces circuits existent depuis que l’agriculture existe et que les producteurs vendent aux consommateurs.
Les circuits courts se définissent ainsi : le moins d’intermédiaires possible, pour ne pas dire aucun intermédiaire entre le producteur et le consommateur. Les principaux circuits de vente qui répondent à cette définition sont les kiosques, les boucheries et fromageries à la ferme, les marchés publics, les marchés virtuels, les paniers soutenus par la communauté, les foires, festivals ou expositions, les routes gourmandes, etc.
Vous vous demandez quels sont les avantages à s’approvisionner dans ces points de vente? Ce sont des lieux exceptionnels de rencontres entre producteurs et consommateurs pour échanger sur les produits, leur fabrication, le mode d’élevage, les méthodes culturales, la façon de les préserver et de les cuisiner.
En plus du lien avec les producteurs, vous encouragez l’économie locale et diminuez l’impact de votre consommation d’aliments sur l’environnement. Comme mentionné dans le rapport Pronovost par le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, « … par effet d’entraînement, l’achat local réduit la dépendance alimentaire à l’égard des marchés extérieurs, ce qui favorise la réinjection des investissements dans la communauté et contribue au développement économique de la région et à la création d’emplois ».
Pour le même dollar investi dans votre alimentation, une plus grande part va au producteur. Il ne faut pas négliger l’impact de vos achats dans ces circuits de commercialisation, vous n’avez qu’à en parler à votre fermier de famille lors de vos prochains achats. Pour certains producteurs, c’est la seule façon de rentabiliser leur ferme ou encore de démarrer en agriculture. Pour d’autres, ce type de vente sert à développer de nouveaux produits et à les perfectionner avant de les commercialiser à grande échelle.
Avec le printemps qui arrive, parcourez vos campagnes à la recherche de ces petits régals bien de chez nous.