Métro Plus, Marché Port-Royal encourage activement les producteurs régionaux et invite les clients à choisir davantage les produits québécois et régionaux. Sur ce cliché, nous reconnaissons Luc Vigneault, copropriétaire et directeur général du marché.
Des entrepreneurs fidèles aux produits régionaux
Adopter l’achat local, c’est contribuer directement à l’économie de sa région en plus de découvrir d’excellents produits. Pour les propriétaires de Métro Plus, Marché Port-Royal de Bécancour (secteur Saint-Grégoire), l’encouragement des producteurs d’ici a toujours fait partie de leurs valeurs. D’ailleurs, ce supermarché s’est démarqué parmi 32 magasins d’alimentation en étant celui qui valorise le plus les produits régionaux transformés au Centre-du-Québec. Une journée porte ouverte a même eu lieu l’automne dernier où les aliments d’ici étaient à l’honneur. Depuis, les propriétaires travaillent quotidiennement pour que ces produits soient davantage mis en valeur.
C’est le 15 novembre dernier, alors qu’avait lieu le Bal des Moissons à Victoriaville que Métro Plus, Port-Royal s’est vu décerner le premier prix de «l’Indice Cible – Chaire Bombardier». Cette Chaire de gestion de la marque de l’Université de Sherbrooke et la Corporation de développement agroalimentaire et forêt Centre-du-Québec (CDAFCQ) ont appliqué cet indice auprès de 32 magasins centricois. Cette étude permettait de mesurer, selon cinq composantes, lequel de ces détaillants d’alimentation valorise le plus les produits régionaux transformés au Centre-du-Québec.
«On ne pouvait pas s’imaginer recevoir ce prix, a confié Luc Vigneault, copropriétaire et directeur général. On ne le faisait pas dans ce but là, surtout qu’on ne savait même pas qu’il y avait un prix rattaché à ça. Nous avons été agréablement surpris malgré tout et nous en sommes très fiers.»
Par ailleurs, le 10 octobre dernier, le supermarché a tenu une journée d’information sur les produits québécois et régionaux, dans le cadre d’une activité organisée par l’Union des producteurs agricoles (UPA) et la CDAFCQ.
«Pour nous, l’achat local a toujours été une action importante, surtout parce qu’on ne vit pas dans une grande ville. Je trouve que cette activité cadrait très bien avec nos valeurs et d’ailleurs, nous étions contents que notre établissement soit choisi», a-t-il exprimé.
Sur place, les producteurs pouvaient transmettre de l’information et répondre aux différentes questions des clients. De plus, une dizaine de produits pouvaient être dégustés.
«Avec tous les branle-bas entourant les fromages qu’a connus le Québec les mois précédents, c’était le bon moment, pour les producteurs, de donner l’heure juste et de répondre à toutes les questions. Bref, ça été une journée très bénéfique et les gens ont beaucoup apprécié», a-t-il constaté.
Une myriade de produits
Les propriétaires en collaboration avec les gérants de département travaillent quotidiennement à encourager le plus possible les producteurs régionaux en achetant leurs produits et en trouvant des solutions innovatrices pour les mettre en valeur dans les étalages.
«On reste à l’affût de ce qui se fait dans le milieu, par exemple, en ce qui concerne l’emplacement physique d’un tel magasin, a fait savoir M. Vigneault. Lors des portes ouvertes, nous avions mis de petites cartes identifiant chaque produit régional. Nous restons également ouverts aux suggestions.»
D’autre part, ce qui peut être un plus pour ce supermarché, c’est que la Maison mère encourage l’achat local.
«Une seule restriction s’applique, soit celle qu’on appelle le contrat de concentration d’achats, qui nous oblige à acheter un certain pourcentage de nos achats totaux chez Métro», a-t-il spécifié.
M. Vigneault et ses collègues trouvent qu’il est important d’encourager les producteurs locaux d’autant plus qu’une variété d’aliments s’offre aux consommateurs : fromages biologiques, fromages de chèvre, eau, croustilles, pommes, betteraves, haricots en conserve, maïs surgelé, œufs, dindon, saucisses, pour ne nommer que ceux-là. Par le fait même, on contribue directement à l’économie et à l’environnement, puisque les produits d’ailleurs nécessitent de plus en plus d’emballages et d’agents de conservation pour préserver la nourriture durant le voyagement, sans compter la quantité d’essence qui s’échappe causant ainsi des gaz à effet de serre.
Bien entendu, ce ne sont pas tous les produits qui sont admis à ce supermarché. Des normes d’étiquetage et d’emballage doivent être respectées. Pour ce faire, les employés discutent beaucoup avec les producteurs et les aident même à mettre en marché leurs produits.
«Il faut que ça soit facile de mettre en tablette, ne serait-ce qu’un code CUP», a-t-il indiqué.
Enfin, depuis un an, M. Vigneault remarque que les gens sont plus sensibles à ce qui se fait ici. Ils sont davantage portés à vérifier si les produits qu’ils achètent sont québécois ou régionaux. Une bonne nouvelle pour le marché local.