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Développement local et régional

Article mis en ligne le 8 avril 2009 à 14:15
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Lors de la Journée INPACQ Développement local et régional du 28 janvier dernier, des tables rondes ont permis de dégager certaines pistes de solution pour faciliter le développement agroalimentaire.
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Développement local et régional
Michel Dumas, technicien agricole

MAPAQ, Centre de services agricoles de Nicolet

michel.dumas@mapaq.gouv.qc.ca
Accessibilité aux ressources, souplesse administrative, soutien aux jeunes et à leurs projets, regroupement et valorisation des entreprises agroalimentaires locales… Les élus, les intervenants, les producteurs agricoles et les transformateurs du Centre-du-Québec ne manquent pas d’idées quand vient le temps d’encourager le développement des municipalités de la région.
Lors de la Journée INPACQ Développement local et régional du 28 janvier dernier, des tables rondes ont en effet permis de dégager certaines pistes de solution pour faciliter le développement agroalimentaire. Les échanges ont été fructueux et méritent d’être partagés à l’ensemble des acteurs impliqués de près ou de loin dans le développement agroalimentaire du Centre-du-Québec.
Encourager la relève et de nouveaux promoteurs
Rendre accessible les ressources, tels que des bâtiments et/ou des sols inutilisés pourrait aider des jeunes à réaliser leurs rêves, soit démarrer leur propre entreprise et fonder une famille. Parfois, il suffirait d’assouplir certaines règles pour y arriver. Les municipalités et les instances gouvernementales auraient avantage à mettre en place des mesures pouvant cibler précisément de nouveaux jeunes investisseurs en agroalimentaire.
Faire connaître les ressources disponibles est également le genre d’action que les acteurs en développement et les élus peuvent mettre en place afin d’attirer des promoteurs. Un réseautage plus structuré des différents intervenants, des élus et des organismes engagés dans le développement serait un élément nettement facilitant pour le cheminement des différents dossiers.

Le partage d’infrastructures et d’équipements, existants ou non, a également été identifié comme une avenue intéressante pour le démarrage de petites entreprises. Parfois, un équipement est difficile à rentabiliser pour un seul usager. Le partage des frais avec d’autres promoteurs ou producteurs peut permettre d’atteindre une rentabilité. Par exemple, il pourrait être envisagé de mettre en commun un atelier de transformation alimentaire par un groupe de producteurs. D’ailleurs, le mode collectif de commercialisation a été identifié comme étant une avenue à favoriser pour la commercialisation des produits alimentaires. Les marchés publics en sont de bons exemples.

En ce qui concerne les lois et règlements, à quelques reprises, certains participants ont souhaité un assouplissement des interventions de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ). Certains ont mentionné que la CPTAQ devrait être davantage sensibilisée aux préoccupations des instances municipales et régionales lorsque cela s’applique dans l’évaluation de certains projets.

Tout ne dépend pas que des municipalités. En effet, la ténacité est un élément très important pour réussir un projet, car il faut parfois plusieurs années pour réussir. Oui, les intervenants et les acteurs municipaux peuvent aider, mais ils ne sont pas les promoteurs. Aussi ces derniers doivent-ils être conscients des règles de leur environnement d’affaires. Par exemple, un représentant d’une entreprise de transformation alimentaire de la région mentionnait qu’il avait dû patienter trois ans avant de rentabiliser son kiosque au Marché Godefroy, et que sa persévérance est récompensée aujourd’hui.

L’agroalimentaire est au cœur du développement local et régional du Centre-du-Québec. Plusieurs municipalités et MRC saisissent les occasions que présentent ce secteur et se mobilisent pour stimuler de nouvelles initiatives. C’est le cas notamment des MRC de Bécancour et de L’Érable, ainsi que des municipalités de Sainte-Sophie-de-Lévrard, de Lemieux et de Villeroy qui ont amorcé des démarches de diversification de l’agriculture. D’autres emboîteront certainement le pas. Le rayonnement de l’agroalimentaire et son impact sur la vitalité économique des municipalités de la région seront encore plus grand.

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