La Fédération des producteurs de porcs du Québec se mouille!
Dans le cadre des discussions mondiales entourant la protection des cours d’eau
Dans le cadre des discussions mondiales entourant la protection de l’eau et afin de souligner la Journée Mondiale de l’eau, la Fédération des producteurs de porcs du Québec (FPPQ) se mouille aux millions de voix et souhaite profiter de l’occasion pour présenter au public ses initiatives en matière de conservation de l’eau. Les producteurs porcins ne sont pas étrangers à ces enjeux comme en font foi les résultats du Suivi 2007 du Portrait agroenvironnemental des fermes du Québec1 dévoilés conjointement par l’UPA et le Ministère de l’agriculture, pêcheries et alimentation du Québec (MAPAQ) en février dernier.
Les producteurs de porcs ont été les premiers dans le monde agricole à se munir volontairement
d’un plan agroenvironnemental dès 1997. Par cette initiative, ils respectent depuis ce temps, les
règles environnementales parmi les plus sévères au monde. De ce fait, les résultats récents ont
permis à la Fédération de faire un suivi de son plan d’action et de constater avec satisfaction que
plusieurs objectifs avaient été atteints.
« La Fédération des producteurs de porcs du Québec est fière des progrès réalisés sur le plan
agroenvironnemental. La terre et l’eau sont les sources et les bases de notre travail. Il faut en
prendre soin si nous voulons survivre, commente Jean-Guy Vincent, président de la Fédération des
producteurs de porcs du Québec. Personne ne voudrait que ses enfants s’approchent d’une
étendue d’eau polluée, c’est pourquoi les producteurs concentrent leurs efforts à préserver l’eau. »
Dans les faits, plusieurs actions ont été posées. D’abord la grande majorité des producteurs
porcins (94 %) utilisent un plan agroenvironnemental de fertilisation signé par un agronome dans le
but de minimiser les risques de contamination des eaux souterraines et de surface. Par ailleurs, les
producteurs porcins ont réduit de 40 % les rejets de phosphore au bâtiment, en adoptant de
nouvelles gestions d’élevage et alimentaire.
Les résultats se sont également traduits par la normalisation de l’utilisation de structures étanches
dans l’entreposage des déjections animales. En 1998, cette pratique avait déjà connu une hausse
substantielle pour se maintenir à près de 100 % des fermes en 2007. Ce type d’entreposage joue
un rôle majeur dans le contrôle de la pollution localisée et évite notamment les déversements dans
les cours d’eau.
En plus, l’adoption de l’utilisation des rampes basse d’épandage a permis un meilleur contrôle des
applications de lisiers au sol en limitant ainsi le ruissellement lors de l’épandage. Le volume de
lisier épandu avec une rampe basse est passé de 33 % en 1998 à 96 % en 2007. Aujourd’hui, elle
est obligatoire pour tous les producteurs. Finalement, les efforts se concentrent également au
niveau de l’identification des puits d’eau potable sur les terres agricoles.
À la suite de ces constats de progrès, la Fédération ne peut que désirer poursuivre dans la même
voix et s’attaquer aux enjeux majeurs et émergents des années à venir afin d’assurer un avenir
propre aux générations futures.
1 Résultats faisant suite à un vaste sondage tenu en 2007 et visant les agriculteurs québécois.
À PROPOS DE LA FPPQ
La Fédération des producteurs de porcs du Québec représente les intérêts de 3 900 producteurs,
répartis dans 12 syndicats régionaux. Les producteurs produisent plus de 7,5 millions de porcs
annuellement et génèrent des retombées économiques de plus de 1,5 milliards de dollars. Au
Québec, la production porcine emploie 24 000 personnes. 60 % de la production porcine est
exportée vers plus de 75 pays.
www.leporcduquebec.com.