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Un chemin de traverse pour s’inscrire au Cégep

Le DEP en production horticole, comme une première année au collégial

Hélène Ruel par Hélène Ruel
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Article mis en ligne le 13 février 2009 à 15:56
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Un chemin de traverse pour s’inscrire au Cégep
Claude Bilodeau, Dominique Pecqueur et Pierre Leblanc
Un chemin de traverse pour s’inscrire au Cégep
Le DEP en production horticole, comme une première année au collégial
Une voie accélérée vient de s’ouvrir pour tous ces détenteurs d’un diplôme d’études professionnelles (DEP) en production horticole qui souhaiteraient poursuivre leurs études en vue d’obtenir, du cégep de Victoriaville, un diplôme d’études collégiales (DEC) en production légumière et fruitière biologique.
Le ministère de l’Éducation a donné son feu vert au projet de parcours de continuité que lui ont présenté le cégep de Victoriaville et l’École d’agriculture de Nicolet (Commission scolaire de la Riveraine).

Dès la session automnale 2009, tous ceux et celles qui, depuis 2000, ont obtenu leur DEP en production horticole pourront prendre cette voie accélérée et s’inscrire à la deuxième année du programme collégial.

Ils auront ainsi fait l’économie d’une année d’études, n’ayant pas à retourner sur les bancs de l’école chercher leur diplôme d’études secondaires (DES), l’habituelle porte d’entrée au Cégep.

Potentiellement, on estime à 400 le nombre de détenteurs d’un DEP en production horticole qui disposeraient de cette nouvelle clé pour entrer au cégep. Pour l’automne 2009, seul le Cégep de Victoriaville offrira ce parcours de continuité. L’année suivante, tous les autres collèges (sept) du Québec où se donne le programme de gestion et d’exploitation d’entreprise agricole pourront lui emboîter le pas.

Dominique Pecqueur, conseillère pédagogique à l’École d’agriculture de Nicolet, et Claude Bilodeau, spécialiste de la formation spécifique du cégep de Victoriaville, ont travaillé durant neuf mois à préparer ce parcours de continuité. Car si un étudiant peut économiser une année complète pour obtenir son DEP et son DEC, il fallait s’assurer que sa formation soit tout aussi solide.

Mme Pecqueur et M. Bilodeau ont analysé l’ensemble des cours offerts à l’École d’agriculture et au Cégep afin de créer une continuité dans les apprentissages, éliminant les dédoublements. Il fallait s’assurer que le détenteur d’un DEP ne soit pas complètement dépaysé au collégial puisqu’il s’inscrit en deuxième année du programme de gestion et d’exploitation d’entreprise agricole.

Ils croient que ce raccourci vers les études collégiales pourrait allécher des élèves, souvent des fils et des filles de producteurs agricoles. «L’économie d’une année, c’est d’ailleurs la principale raison pour laquelle ce parcours a été créé», note Claude Bilodeau.

Une année d’études en moins, c’est aussi une économie en prêts et bourses, observent encore Mme Pecqueur et M. Bilodeau. «Le DEP ne sera plus un cul-de-sac. On pense que bien des élèves le décrocheront et s’arrêteront quelque temps pour travailler sur la ferme sachant qu’ils pourront, par la suite, reprendre le fil de leurs études afin de parfaire leur formation en planification et en gestion», ajoute Mme Pecqueur.

Enfin, on rappelle qu’avec un diplôme d’études collégiales, un étudiant peut obtenir une aide financière à l’établissement deux fois plus importante (40 000 $) que s’il ne détient qu’un DEP.

En établissant de nouveaux canaux d’accessibilité entre le secondaire, le collégial et même les études universitaires, le ministère vise l’assouplissement et la fluidité des parcours, ajoute Pierre Leblanc, adjoint au directeur des études du Cégep.

D’ailleurs, un élève qui s’inscrirait aujourd’hui au diplôme d’études professionnelles en production horticole pourrait envisager décrocher un baccalauréat en agronomie au terme de six ans d’études… au lieu des huit ans du circuit traditionnel.

Dès la semaine prochaine, le cégep de Victoriaville embauchera une personne chargée d’entreprendre une tournée de promotion dans les écoles secondaires des huit commissions scolaires offrant le programme en production horticole. On veut également relancer ces 400 élèves qui, depuis 2000, ont décroché leur DEP, les invitant à faire un saut de mouton par-dessus la première année du programme collégial.

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