Alain Blais
Pour mieux gérer dans une agriculture en mouvement
Alain Blais, agr. Directeur de comptes agricoles
CFE Desjardins, Nicolet-Yamaska
Le monde agricole évolue constamment et cette évolution semble être de plus en plus rapide et de plus en plus changeante. Rappelons-nous qu’il y a à peine 60 ans, l’agriculture québécoise était une agriculture de subsistance. La ferme-type se composait de quelques vaches, quelques cochons, quelques poules et on faisait des pieds et des mains pour parvenir à récolter, et ce, avec comme seul outil les chevaux. Au Québec, nous comptions alors plus de 150 000 fermes de toute taille.
Dans l’histoire de l’agriculture québécoise, nous sommes passés en mode d’agriculture spécialisée depuis les années 1970 à très spécialisée au début des années 2000. L’agriculture est plus productive et doit répondre à une demande grandissante, malgré une diminution importante du nombre de fermes (on ne dénombrait plus que 29 229 fermes au Québec en 2007).
De même, la gestion en agriculture a-t-elle évolué? Assurément, mais certains principes de base qui étaient bons il y a 20 ans sont encore d’actualité aujourd’hui, et le seront probablement encore dans 20 ans. Bien entendu, les préoccupations changent et les défis sont différents. Pour avoir du succès en agriculture, la pierre angulaire demeure le propriétaire; son défi quotidien est de bien gérer son entreprise.
Le propriétaire de l’entreprise agricole qui veut connaître du succès en 2008 se doit d’être un gestionnaire qui sait s’adapter pour faire face aux réalités changeantes du secteur agricole : le manque de main d’œuvre spécialisée et de relève, l’enjeu de la protection de l’environnement, la fluctuation des marchés financiers (grains, intrants, intérêts), les exigences des consommateurs, les normes de salubrité, etc. La gestion qu’il en fera se reflétera directement sur les résultats qu’il obtiendra.
Une des qualités importantes que le gestionnaire doit avoir réside dans sa capacité à traiter les divers signaux que son environnement lui envoie. Le coût des intrants alimentaires augmente de 25 %, que faire ? L’employé le plus fiable demande de quitter pour un congé parental, que faire ? La relève nouvellement arrivée veut absolument procéder à des tests de semis direct, que faire ?
Premiers éléments de réponse à ses questions: le gestionnaire doit prendre la peine de traiter l’information reçue, en discuter avec des personnes-ressources, s’informer des alternatives possibles, et évaluer l’impact à court, moyen et long terme sur son entreprise.
Le gestionnaire qui réussira le mieux est celui qui se dotera d’une vision, d’un plan de match, et d’objectifs à court, moyen et long terme. C’est celui qui fera preuve d’ouverture d’esprit et qui sera prêt à changer son itinéraire pour mieux s’adapter aux nouvelles conditions.
L’importance d’une bonne gestion en agriculture est indéniable, et demeure la seule voie qui mène au succès. Nous pourrions en discuter longuement, mais rien de tel que des histoires vraies de gens qui vivent de l’agriculture pour nous aider à bien saisir toute cette importance.
Vous êtes un gestionnaire d’entreprise qui vise à renouveler constamment sa gestion, la journée INPACQ Gestion « Pour mieux gérer dans une agriculture en mouvement » répondra à vos attentes.
Journée INPACQ Gestion
Mercredi 21 janvier 2009
Érablière la Pente Douce – Notre-Dame-du-Bon-Conseil
Informations : 819-758-8239 (Sophie Ruel)