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Protégez vos sols de l'hiver par diverses pratiques culturales

Article mis en ligne le 19 novembre 2008 à 16:32
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Protégez vos sols de l'hiver par diverses pratiques culturales
On peut et droit protéger ses sols de l'hiver par diverses pratiques culturales.
Protégez vos sols de l'hiver par diverses pratiques culturales
Justin Chabot, d.t.a

Club Agro-Environnemental des Bois-Francs
Avec l’hiver et ses précipitations abondantes qui approchent, il est important de conserver un couvert végétal pour réduire les pertes de sols occasionnées par la fonte des neiges ou les grands vents printaniers.
Comment faire en semis direct?
Peu importe le mode de production choisi, le semis direct, le travail minimum du sol ou conventionnel, il est possible d’adopter des pratiques permettant de conserver un couvert végétal sur le sol. En semis direct, les sols ne sont jamais dénudés, car cette pratique se fait dans les résidus de culture. Parfois, les plus convaincus implanteront un engrais vert suite à une culture d’orge. Ainsi, le sol bénéficiera d’un effet de rotation que les pertes de battages seules ne permettent pas ainsi que d’un apport de matière organique supplémentaire.
Comment faire en travail minimum?
La technique du travail minimum consiste à utiliser un chisel pour laisser un minimum de 30 % de résidus au sol. Cette quantité de résidus permettra de protéger le sol durant l’hiver au même titre que l’engrais vert. Évidemment, un chaume de maïs laissera davantage de résidus au sol qu’un chaume de soya. L’utilisation du chisel s’avère être l’option la plus écologique.
Comment faire en travail conventionnel?
En travail conventionnel, un laboure de printemps en sol sableux, peut s’avérer être une option intéressante, car cela permet de laisser des résidus de cultures au sol tout l’hiver. De plus, un labour au printemps permettra d’effacer toutes traces de passage de la machinerie occasionnées par l’épandage de lisier au printemps. Finalement, l’implantation d’un engrais vert après une culture de céréales permet de valoriser le fumier en fin de saison tout en laissant un couvert végétal sur le sol tout l’hiver.
Sans oublier les bandes riveraines.
Le respect des bandes riveraines (un mètre en haut du talus) permet de diminuer l’impact des pratiques agricoles sur la qualité de l’eau dans la région. L’impact positif des meilleures pratiques agricoles sera amoindri si le sol est travaillé ou cultivé jusque dans le fond du fossé. Ainsi, c’est en additionnant tous ces petits gestes qu’un changement surviendra dans la qualité de l’eau.

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