Jacques Brière, président d’office,
Société d’histoire et de généalogie de Victoriaville
Éloge du savoir-faire agricole
Jacques Brière, président d’office,
Société d’histoire et de généalogie de Victoriaville
La Société d’agriculture des Bois-Francs célèbre ses 150 ans cette année. Fidèle à sa mission, elle tient son exposition annuelle depuis 1858. L’histoire des sociétés d’agriculture, c’est beaucoup l’histoire de l’agriculture.
Les premières sociétés d’agriculture en Angleterre
Les premières sociétés d'agriculture ont vu le jour en Angleterre vers les années 1750 alors que 80% de la population mondiale est rurale. Leurs buts étaient d’améliorer les techniques agricoles, la qualité des semences et du bétail et le matériel agricole.
À cette date, l'Angleterre est la première à se lancer dans l'industrialisation massive. On chasse des milliers de paysans de leurs terres et on construit des usines dans des villes en empiétant sur le territoire agricole. Ces paysans constitueront des candidats soit pour travailler en usine, soit pour l'émigration vers le Canada, les USA et les colonies britanniques.
À la suite de ces mouvements, l'économiste anglais Robert Malthus constate que la population de la terre, qui n'avait augmenté que très lentement depuis des millénaires, connait un essor fantastique: elle suit une progression géométrique, c'est-à-dire qu'elle se multiplie et qu'elle double de plus en plus vite. Par exemple, en 1800, elle était de 900 millions d'habitants. En 1900, 1 milliard 834 millions. En 1950, elle atteint 2 milliards 500 millions et en l'an 2000, 6 milliards et demi.
Malthus constate que, par contre, les ressources alimentaires suivent une progression arithmétique, c'est-à-dire qu'elles s'additionnent. Donc face à un manque de ressources de plus en plus évident, une bonne partie de l'humanité sera condamnée à mourir de faim à plus ou moins long terme.
Les solutions selon Malthus: il faut contrôler les naissances et, surtout, trouver de nouvelles techniques agricoles pour améliorer les rendements des terres existantes et rendre cultivables les terres que l'on avait considérées jusque-là de piètre qualité.
C'est ainsi que les Anglais vont expérimenter l'usage du fumier grâce à l'élevage massif, utiliser les techniques de drainage, tenir compte de la nature du sol lors de l'ensemencement et développer de meilleurs instruments agricoles.
La France
En France, un vaste mouvement appelé physiocrate, va aussi se lancer dans la valorisation de l'agriculture: la seule vraie richesse est la terre et elle peut nourrir une population de plus en plus nombreuse contrairement à ce que pense Malthus.
Même la Reine de France, Marie-Antoinette, jouera à la fermière. Elle se fait bâtir le Hameau dans le parc du château de Versailles. En robe de percale et chapeau, elle se promène dans sa bergerie, son moulin, sa laiterie.
Les Français, à l'exemple des Anglais, vont entreprendre quelques réformes, mais beaucoup moins poussées. Ils restent attachés aux techniques utilisées depuis des siècles.
Le Québec
Quand, en 1858, la société d'Agriculture du comté d'Arthabaska est fondée, la population québécoise est de 900 000 habitants environ. 85% est rurale. Seules Montréal (58 000 habitants) et Québec (42 000 habitants) sont des villes importantes.
L'agriculture traverse une grave crise depuis des dizaines d'années: les technique agricoles sont encore celles héritées du régime français 100 ans auparavant: on pratique encore la jachère, c'est-à-dire que une année sur trois, un tiers de la terre est laissée sans culture. Cela permettait à la terre de se reposer et on y envoyait paître les quelques bêtes que l'on possède. Ne connaissant pas l'usage du fumier, certains prennent bien soin de tout ramasser avant de labourer et de semer. Les terres sont épuisées. Les outils agricoles sont souvent de bois, le plus souvent faits à la main.
En 1851, la ferme québécoise a une moyenne de 84 acres. Plus de la moitié est en bois debout, 21 son ensemencées, 16 en pâturage et la femme s'occupe d'un petit potager en plus de ses autres occupations.
Une ferme compte en moyenne 4 vaches, 8 moutons, 4 cochons, 2 chevaux, un boeuf et 2 veaux.
La valeur est de 1 170 $ (terre, bâtisses, cheptel) et procure un revenu annuel de 320 $
Le fermier québécois produit d'abord pour lui et sa nombreuse famille. Une vache lui donne 38 livres de beurre et 2,5 livres de fromage. Aux boucheries d'automne, il amasse 98 livres de boeuf et 392 livres de lard.
On décrit le fermier québécois comme un homme heureux, très attaché à sa terre. Mais il ne connaît pas le soin à donner à son bétail. Les vaches, qui descendent des animaux apportés par les premiers français, sont mal venues, mal nourries et mal traitées. Un observateur note que la Canadien semble apprécier son animal en proportion du temps pendant lequel il peut souffrir sans mourir de faim.
Les Bois-Francs
Cependant, dans les Bois-Francs, les colons canadiens-français vont profiter de l'expérience des leurs voisins anglais, écossais et irlandais chassées de leurs terres en Angleterre, mais au courant des nouvelles techniques.
C'est ce que note l'abbé Racine, missionnaire à Princeville et futur évêque de Sherbrooke dans un mémoire publié en 1844. « Les Canadiens des cantons de Halifax, Sommerset, Standfold, Arthabaska, Chester et Warwick ont en quelque sorte des fermes modèles sous les yeux. Imitant les fermiers anglais, leurs rendements sont meilleurs que ceux éloignés de l'exemple des Anglais. »
Par exemple, une ferme des Cantons de l'Est produit annuellement 162 livres de beurre avec 3 vaches, alors qu'une ferme située dans la vallée du Richelieu produit 77 livres de beurre avec 5 vaches.
Le Canadien cultive l'avoine, le blé, le sarrasin, les patates, l'orge et les pois. Il produit pour se suffire à lui-même et vend le peu qui lui reste. L'Anglais cultive le blé et différentes céréales, mais en fonction du marché. Il produit pour vendre et vivre de ses ventes.
Naissance des sociétés d’agriculture au Québec
En 1845, pour sortir l'agriculture québécoise de son marasme, le gouvernement du Canada-Uni promulgue une première loi autorisant la création de société d'agriculture de comté. Pour en fonder une, il faut au moins 16 membres. Les prêtres, les conseillers législatifs et les députés sont membres d'office.
On crée trois districts: Québec, Montréal, Trois-Rivières. Chaque district reçoit 500 livres sterling et peut consacrer 100 livres pour importer du bétail de race. La somme peut être doublée si elle provient d'Angleterre.
Il faut tenir deux concours par année et une exposition.
Des changements seront apportés en 1847 et 1852. La première exposition provinciale se tiendra à Montréal du 27 au 30 septembre 1853 et attirera plus de 30 000 personnes.
Fondation de la Société d’agriculture du comté d’Arthabaska
En 1858, un groupe d'hommes (français et anglais) du comté d'Arthabaska mettent sur pied la Société d'Agriculture du comté d'Arthabaska.
Ses buts sont d’inciter les cultivateurs à améliorer la qualité de leurs animaux, implanter de nouvelles techniques et semences, et améliorer l'outillage. On donnera des prix aux gagnants.
Le président-fondateur est aussi le premier maire d'Arthabaskaville, Adolphus Stein, un commerçant du village. Il sera président jusqu'en 1870.
Comme ce fut le cas pendant les 50 premières années des sociétés d'agriculture de la province, celle du comté d'Arthabaska connaîtra son lot de problèmes, de chicanes politiques et de tiraillements.
Le président Stein sera l'objet de nombreuses critiques. On lui reproche de ne rien connaître en agriculture, étant commerçant. En 1867, on l'accuse, aux frais de la Société, d'aller chercher une ou deux poches de mauvaises semences de trèfle, chose qui aurait pu être très bien effectuée par une commande ferroviaire.
En 1870, il démissionne suite à une assemblée houleuse. L'Union des Cantons de l'Est publie qu'après 12 ans de présidence de Stein, la société est stationnaire à cause d'un président inapte et la société est à la queue des sociétés les plus arriérées du Québec. N'étant pas cultivateur, il achète de mauvaises graines. Il possède certes un verger, mais les prix qu'il s'attribue lors de l'exposition pour des pommes et des prunes ne proviennent même pas de son verger.
En 1871, Stein ayant quitté Arthabaska pour Québec, Antoine Gagnon le remplace. C'est un arpenteur et un ingénieur civil. C'est peut-être lui qui donnera un essor à la Société, ce qui incitera les gens à penser que la fondation de la Société remonte à 1877, ce qui a valu de fêter le Centenaire la 119e année et de se doter du pavillon du Centenaire. Comme la Société ne possède aucun document antérieur à 1923, il faut se fier à L'Union des Cantons de l'Est. La fondation de la Société remonte bien à 1858 comme le démontre un document de 1861, publié dans la Gazette officielle et paru dans l'Union des Cantons de l'Est corrigeant l'élection des administrateurs.
Les sites de l’exposition agricole
Dès 1858, la société d'agriculture du comté d'Arthabaska organise une exposition. Elle se tient en arrière du Palais de Justice d'aujourd'hui, sur ce qui est aujourd'hui la rue Girouard. A l'époque il y avait là un rond de course.
En 1867, on sait par l'Union des cantons de l'Est qu'elle se tient dans la bâtisse du marché public d'Arthabaskaville, alors situé à l'arrière du restaurant l'Astuce d'aujourd'hui. Ce bâtiment existe toujours. Il a été déménagé en face. C'est la pharmacie Hébert Ferlatte, face au stationnement de l'Hôtel-Dieu.
D'une durée de seulement une journée en septembre, l'Expo se déplace jusqu'en 1903 sur les terrains près du palais de justice, alors propriété d'Adolphe Guillemette. Le propriétaire de l'Hôtel Albion (l'ancien hôtel Mont-St-Michel) Pierre Maheu, fait bâtir un vaste bâtiment pour accueillir les exposants. Il loue son local 15 $ par année, payables après l'exposition, à condition de louer le mobilier et que les gens viennent se désaltérer à l'Hôtel Albion, en face. Ce bâtiment deviendra plus tard la manufacture de porte et chassis Wellie Michaud et fils. Aujourd'hui on y retrouve un Centre de la petite enfance.
Après 1903, l'Expo déménage plus près de la rivière Gosselin, sur les terrains où se situent aujourd'hui les rues Verville, Garneau et le garage Drolet.
En 1913, coup de théâtre. Pour profiter de la proximité des voies ferrées, l'expo déménage dans Ste-Victoire au bout de ce qui est aujourd'hui le boul. des Bois-Francs nord. Cependant, comme les terrains sont marécageux et qu'il faut traverser les voies ferrées, ce qui peut être dangereux pour les exposants amenant leurs bêtes de la partie sud du comté, on décide en 1916 de déménager sur les terrains actuels que la Société loue d'abord et dont elle devient propriétaire en 1921.
Quelques hommes qui ont contribué au développement de la Société
Dans le développement de la Société d'agriculture du comté d'Arthabaska et de l'exposition agricole, les contacts politiques vont jouer un rôle important.
Pendant des années, le notaire Louis Lavergne, grand ami de Sir Wilfrid Laurier, député du comté au fédéral, puis sénateur sera le secrétaire-trésorier de la Société de 1889 à 1914. Quand il quitte son poste, il sera remplacé par son associé, le notaire Charles Garneau qui occupera le poste jusqu'en 1938.
Pour montrer à quel point l'agriculture était devenue un enjeu d'importance pour les dirigeants politiques, dans le comté voisin, Sir Henry-Gustave Joly de Lotbinière qui sera ministre à Québec, puis premier ministre de la province, ensuite, ministre à Ottawa puis Lieutenant-Gouverneur de la Colombie-britannique a fondé la Société d'Agriculture de Lotbinière en 1863 et en a été le président pendant plus de 30 ans.
À Arthabaska, le ministre Joseph-Edouard Perrault va intervenir en 1921 pour que la Société ait des octrois pour l'achat des terrains et la construction des bâtisses. A maintes reprises aux cours des années suivantes, les ministres et députés du comté vont à leur tour intervenir pour soit agrandir, soit donner de nouveaux bâtiments à la Société.
Ce qui fait que l'on note qu'à partir des années 1920, il y a de plus en plus d'éleveurs qui participent à l'exposition: Ayrshire, Holstein, Hereford, Jersey, canadienne, etc. De même, on assiste à l'arrivée de nouveaux exposants dans les différents domaines: moutons, volaille, porcs, cultures maraîchères. Tellement qu'en 1922, on décide que la prochaine exposition, celle de 1923, durera deux jours. Cette année-là, le ministre de l'Agriculture, l'Honorable Caron viendra même visiter l'expo et prononcer un discours de plus d'une heure où il proposera de payer désormais le lait selon la teneur en gras.
En 1928, on obligera les gagnants à participer à la parade des animaux qui aura lieu à 3 heures le dernier jour de l'expo sous peine de perdre leur prix.
En 1932, avec l'arrivée des fermières, on décide de tenir des concours de métiers à tisser et de rouet. On innove en plus avec un petit parc d'amusement.
En 1837, J.D. Gagné, maire de Victoriaville et député du comté, signe avec Philippe Bergeron, président de la Société, un contrat emphytéotique d'une durée de 99 ans: on va construire sur les terrains de l'exposition un aréna qui servira aussi de bâtisse pour l'exposition des produits agricoles et domestiques. Le contrat stipule que la Société loue à la ville une partie de ses terrains pour la somme de 1,00 $ par année et qu'elle pourra se servir de l'aréna qu'elle désigne comme son palais agricole selon ses besoins pour des fins agricoles.
Le coût de l'aréna est de 23 900 $. La province donne 18 000 $, Victoriaville 6 000 $ et la Shawinigan Water and Power 500 $, plus l'installation de l'électricité.
On prend aussi plusieurs décisions cette année-là qui donneront le portrait de l'exposition pour des années à venir: le siège social est déménagé au palais agricole. L'expo durera maintenant trois jours et l'entrée sera payante jusqu'à 10 h 15.
À partir de 1938, en accord avec la Chambre de Commerce de Victoriaville, la Société invite les industriels à exposer leurs produits.
L'expo se tiendra du 15 août au 19 août, le 4e jour étant offert aux industriels pour l'exposition de leurs produits et afin d'en attirer le plus grand nombre.
En 1938, les Jeunes Filles de la Charité de Victoriaville organiseront un bingo pouvant attirer 100 personnes à la fois. Ce bingo durera toute la semaine.
La fanfare de Victoriaville jouera régulièrement pendant l'expo.
On organise toutes sortes de concours, dont le plus prisé est celui de souque à la corde entre les équipes des industries de la région et des équipes de cultivateurs.
Une troupe d'acrobates de New York donnera des spectacles.
En 1951, l'expo durera maintenant quatre jours. Cette année-là, on innove avec des courses romaines et des courses de chariots. A tous les soirs, on tire des prix de présence. Le dimanche soir sera le point culminant avec le tirage d'un poêle Moffat Deluxe.
De plus en plus d'éleveurs sont présents. Les foules grandissent. En 1953, plus de 40 000 visiteurs franchissent les tourniquets. L'expo devient l'événement familial et touristique de la région.
En 1954, nouveau tournant. C'est la naissance de la Société d'Agriculture du district d'Arthabaska. C'est le président Philippe Bergeron, en poste de 1945 à 1966, qui pilote le dossier. Il rencontre le ministre d'État à l'Agriculture Wilfrid Labbé, député du comté. Lui-même a été président de 1938 à 1944. Son père François-Xavier avait été président de 1912 à 1937, sauf pour une période de 4 ans, de 1914 à 1918.
En 1954, la nouvelle société couvre donc les limites du district judiciaire d'Arthabaska, soit les comtés de Drummond, Mégantic et Arthabaska.
On construira alors de nouveaux bâtiments pour abriter autant les animaux que les exhibits des différents exposants: horticulture, arboriculture, pomiculture, acériculture, etc.
Les exposants se font de plus en plus nombreux. De plus en plus les jeunes ruraux sont présents.
On fait aussi de plus en plus appel au monde du spectacle: Gastoni Attraction, Carnaval Bernard et Barry Show. On invite Marjolaine Hébert, Dominique Michel, Les Jérolas, Doris Lussier, Ti-Gus et Ti-Mousse, etc.
En 1958, il y a même un spectacle d'éléphants d'une durée de 2 heures.
Les Bingos deviennent de plus en plus important: 10 000$ en prix pour celui du dimanche soir, dont deux automobiles.
Dans les années 1960, l'expo dure maintenant sept jours, soit du 10 août au 16 août. Des études météo indiquent qu'il faudrait changer de date, les statistiques révélant que les chances de beau temps pour cette période sont seulement de 45%. Changer de date serait difficile: Sherbrooke, Trois-Rivières et Québec tenant leur exposition en août ou début septembre. Il y aurait aussi le problème d'attirer les parcs d'attractions.
Cette présence de plus en plus importante de l'aspect fête foraine fait dire au rédacteur de L’Union en 1965 qu'il faudrait peut-être revenir à l'esprit d'origine et faire moins de place aux vendeurs de toutes sortes.
En 1971, deux taureaux de la région prennent la direction l'un de l'Italie, l'autre du Japon. D'ailleurs, en 1892, lors de l'Exposition universelle de Chicago marquant le 400e anniversaire la découverte de l'Amérique, l'inspecteur laitier Germain St-Pierre, de Victoriaville, avait présenté une meule de fromage cheddar qui avait remporté le championnat, une médaille d'or et un certificat de renommée mondiale.
La fréquentation augmente sans cesse. On vise 100 000 visiteurs. Mais en 1979, jugé non sécuritaire, on ne peut tenir l'Expo dans le vieil aréna. Un nouveau contrat est passé entre la Ville et la Société. On met fin au contrat de 1937 et on construit le Colisée des Bois-Francs qui contiendra à la fois une aréna et un centre communautaire. Le nouvel édifice devra lui-aussi servir à des fins agricoles.
Au cours de 40 dernières années, la Société a connu une expansion considérable sous les présidences d'Arsène Tourigny (1967-1985), Clément Desrochers (1986-1992), et du président actuel Claude Bouffard (1993 à ...). Ces personnes ont su s'entourer de secrétaires-gérants et de directeurs compétents. Le rayonnement de la Société a largement dépassé les limites de la région. Nos éleveurs ont tissé des liens avec les États-Unis et plusieurs pays d'Europe.
En 1991, la Société a même procédé à un jumelage avec le Salon de la production agricole du carrefour européen (SPACE) à Rennes en France. On procède donc à de multiples échanges avec des pays comme la Hollande, la Suisse, la France, l'Allemagne, etc.
En 1998, une nouvelle expansion donnera naissance à la Société d'Agriculture des Bois-Francs qui couvre maintenant le territoire des cinq MRC de la région Centre-du-Québec.
Le chiffre magique du 100 000 visiteurs a été atteint en 1989. De nouveaux édifices se sont ajoutés ou ont remplacé ceux qui ne correspondaient plus aux besoins.
En 2008, soit 150 ans après la première exposition, des éleveurs en provenance d'une vingtaine de pays viennent à Victoriaville participer aux différents salons. Les éleveurs de la région se tiennent donc ainsi à la fine pointe des nouvelles orientations et préparent l'agriculture de demain. (Ce texte a déjà paru dans Mémoire Vivante, vol. 6, numéro 4, octobre 2008)
Société d’histoire et de généalogie de Victoriaville
Un jugement des génisses à l’Exposition agricole de Victoriaville en 1972. (Source : Société d’agriculture des Bois-Francs)
Guylaine Martin
Commentaire mis en ligne le 14 janvier 2010Vous trouverez des textes historiques sur le site de la Société d'histoire et de généalogie de Victoriaville au www.shgv.ca Bonne lecture!