Comme le semis direct entraîne moins de passages au champ, cela équivaut à une diminution de coûts pour le producteur.
Hausse de popularité du semis direct
avec la flambée du prix du pétrole, le semis direct a la cote auprès des producteurs agricoles de la région Centre-du-Québec.
«On sent un plus grand engouement cette année, atteste le directeur régional au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, Luc Couture, rencontré à Wickham lors de la journée champêtre de dimanche. C’est une tendance. Les producteurs trouvent cette méthode de plus en plus intéressante, car elle implique moins de passages au champ, donc moins de coûts.»
Concrètement, le semis direct consiste à semer avec une préparation minimale du terrain. Bien nivelé, celui-ci n’a pas besoin d’être labouré à l’automne. Il s’agit donc de laisser les résidus au sol.
«À partir du moment où la technique est bien utilisée, les rendements sont les mêmes, assure M. Couture. Combiné à de bonnes bandes riveraines, le semis direct contribue aussi à améliorer la qualité des cours d’eau.»
Le MAPAQ recommande néanmoins aux agriculteurs de ne pas adopter le semis direct pour l’ensemble des terres la première année. Vaut mieux y aller progressivement, le temps de bien maîtriser la technique qui a fait ses preuves ici comme ailleurs.
«Tout ce que ça prend, c’est un semoir adapté. Au début, on dit aux producteurs d’y aller à forfait, pour voir comment ça se déroule. Ensuite, il peut y avoir des achats en commun, comme ça se fait souvent avec ce genre de machinerie agricole», affirme le directeur régional du MAPAQ.