La température et l’humidité affectent beaucoup plus tôt les bovins que les humains.
La chaleur les stresse
Par Alain Fournier, agronome, M.Sc.
Conseiller en productions laitière et bovine
MAPAQ, Région Centre-du-Québec
La face cachée du stress à la chaleur révèle que la fertilité des vaches est grandement affectée, que les maux de pied augmentent considérablement et qu’elles ont aussi tendance à être plus sensibles aux maladies de début de lactation. Il est donc important de ne pas se fier à son propre confort pour juger s’il est nécessaire de modifier la vitesse des ventilateurs dans l’étable.
La température et l’humidité affectent beaucoup plus tôt les bovins que les humains. La vache doit fermenter ses aliments et dégage ainsi beaucoup de chaleur pour effectuer cette opération. Lorsque la chaleur de l’air l’affecte, sa consommation diminue ainsi que sa production laitière. Une mesure établie dans les années 60, pour des vaches laitières produisant 15 kg de lait, à partir de la température ambiante et de l’humidité de l’air a permis de définir le degré de chaleur réellement ressenti par l’animal. Ainsi, à titre d’exemple, une vache laitière commencera à être incommodée par la chaleur lorsque la température sera de 27 °C avec une humidité de l’air de 30 %. Par ailleurs, des vétérinaires de l’Université du Wisconsin, un état tout près de la frontière canadienne, mentionnent que les hautes productrices d’aujourd’hui souffriraient de la chaleur à une température et humidité de l’air plus faibles que cela. Ceux-ci ont observé que les vaches commençaient à rechercher les lieux mieux ventilés dans l’étable lorsque la température de l’air était de 24 °C avec 30 % d’humidité ou 21 °C avec 70 % d’humidité.
Nous vous invitons à venir discuter de ce sujet à la Journée champêtre en compagnie de Marc Coulombe du Centre de services agricoles de Victoriaville et de Alain Fournier de la direction régionale du MAPAQ.