Lorsque l’on parle de matière organique, cela implique la matière vivante (racines vivantes, microorganismes, insectes, vers de terre, etc.), résidus organiques (résidus de culture, déjections animales, compost, racines mortes, etc) ainsi que l’humus, qui est la matière organique stable (produit final de la décomposition).
La matière organique a un impact sur plusieurs éléments dans le sol afin de faciliter la croissance des plantes qui y poussent. L’humus augmente la cohésion entre les particules de sol ce qui contribue à la stabilisation des agrégats. Le sol devient donc plus meuble et plus perméable à l’eau ainsi qu’à l’air. Il est moins enclin à l’érosion (hydrique et éolienne), à la formation d’une croûte de battance et maximise l’uniformité au niveau de l’émergence des semis. Caractérisée comme une éponge, la matière organique (qui peut retenir jusqu’à 15 fois son propre poids sec en eau) augmente la capacité de rétention en eau utile des sols.
La matière organique constitue une source principale d’azote après les engrais de synthèse. En se minéralisant, la matière organique libère l’azote, que les plantes peuvent ensuite utiliser, ainsi que d’autres éléments en quantités non négligeables, tels le phosphore, le potassium, le souffre, etc. L’humus, grâce à son pouvoir tampon, prévient les variations néfastes d’acidité dans le sol.
Ce sont donc les microorganismes qui décomposent la matière organique, contribuant à rendre disponibles des éléments nutritifs aux plantes. La décomposition de la matière organique s’opère plus rapidement dans les sols bien aérés et bien ressuyés, contribuant à un réchauffement plus rapide du sol. Dans ces conditions, les microorganismes sont plus actifs. On remarque dans les cultures sarclées, qui nécessitent plus de travail de sol, que la matière organique s’oxyde et se décompose plus rapidement comparativement à des cultures non sarclées ou pérennes.
Comment augmenter le niveau de matière organique dans son sol? Cela se fait sur plusieurs années avec une rotation de cultures adéquate et l’apport de fumier solide (ayant un rapport C/N plus élevé que le lisier). Il est aussi important de laisser les résidus de culture au champ, d’intégrer les engrais verts à la rotation, et de favoriser l’apport d’amendements organiques provenant de l’extérieur de l’entreprise (boues municipales, de papetière ou industrielles), etc.
C’est une logistique qui promet de bons résultats. Ajoutée au travail réduit du sol, vous serez en mesure de remarquer une différence lors du prochain profil de sol dans votre champ!
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www.durasol.qc.ca