Colbex serait sur la corde raide.
L'Abattoir Colbex étouffé par le poids de ses dettes
Une tournée tripartite est organisée pour expliquer la situation aux producteurs de vaches-veaux
L'Abattoir Colbex, qui appartient depuis décembre 2004 à la Fédération des producteurs de bovins du Québec (FPBQ), connaît présentement de grandes difficultés. L'entreprise serait endettée au point où son développement est compromis.
Selon Sonia Dumont, responsable des communications à la FPBQ, le problème réside du fait que l'abattoir a subi des pertes au cours de l'année financière 2007.
«Les pertes de Colbex viennent du fait que des sommes ont dues être investies pour gérer les matières à risque spécifiées (une nouvelles norme du fédéral), qu'elle a abattu moins de vaches de réformes et que le dollar canadien s'est grandement apprécié en cours d'année. Tout cela a entrainé des problèmes de liquidité, principalement dû à un endettement excessif», a-t-elle exposé.
Pour tenter de redresser la situation, la FPBQ a débuté, le 14 mars dernier, une tournée tripartite (UPA, Fédération des producteurs de lait et Fédération des producteurs de bovins) pour exposer la situation.
«Un spécialiste indépendant sera sur place dans le but de détailler le montage financier. Le premier objectif que nous avons avec cette tournée est de rencontrer les producteurs qui mettent en marché des bovins de réforme, de les informer de la situation financière de l'entreprise et de les amener à prendre une décision, car il faut redresser la situation pour assurer la pérennité de l'établissement», a ajouté Mme Dumont.
La tournée tripartite s'arrête le jeudi 20 mars à Notre-Dame-du-Bon-Conseil (érablière la Pente douce), à 19 h 30.
Déjà, en assemblée générale, les membres du Syndicat des producteurs laitiers du Centre-du-Québec ont discuté de la question et refusé majoritairement la résolution de «percevoir, à même la paie du lait, une contribution spéciale pour la recapitalisation de l'Abattoir Colbex».
Selon le président de ce Syndicat, Denis Morin, l'entreprise serait endettée d'un montant de 40 millions $. Il resterait aussi 30 millions $ à payer sur l'achat de 62 millions $ et, qui plus est, la marge de crédit serait utilisée au maximum.
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