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Selon le CRECQ, la réduction à la source doit devenir la priorité

Gestion des matières résiduelles au Québec

Article mis en ligne le 28 janvier 2008 à 9:37
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Selon le CRECQ, la réduction à la source doit devenir la priorité
Gestion des matières résiduelles au Québec
Dans le cadre de la consultation en ligne sur la gestion des matières résiduelles au Québec qui se déroule jusqu’au 26 février, le CRECQ insiste sur le caractère incontournable du principe de réduction des matières résiduelles (déchets) à la source. L’avis déposé par l’organisme environnemental à la commission chargée de tenir cette consultation met l’emphase sur la responsabilisation des producteurs de biens de consommation et sur l’adoption de mesures concrètes pour inciter les consommateurs à faire des choix plus responsables.
Le CRECQ propose, entre autres, d’obliger les producteurs à fabriquer des produits plus durables en leur faisant assumer, dans une certaine mesure, une plus grande responsabilité face aux dommages causés à l’environnement et la santé humaine par leurs produits, de l’étape de production jusqu’à l’élimination de ces produits.

Une section de l’avis du CRECQ concerne l’enfouissement des matières résiduelles. L’organisme demande au gouvernement d’obliger les propriétaires de sites d’enfouissement à présenter leur demande d’agrandissement suffisamment tôt avant l’atteinte de leur capacité autorisée, de façon à respecter les délais normaux du processus d’autorisation et ainsi éviter les «situations d’urgence» comme celle invoquée actuellement pour autoriser de façon précipitée l’agrandissement du site de Lachenaie. On peut consulter la version intégrale de l’avis du CRECQ à l’adresse Internet suivante : www.crecq.qc.ca

Cette consultation survient au moment où la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008 arrive à échéance. Cette politique visait à ce que plus de 65% des matières résiduelles valorisables soient, de fait, mises en valeur d’ici 2008.

Malheureusement, selon certaines données, le Québec risque fort de rater cet objectif. Le rapport qui doit être produit avant l’été 2008 par la Commission des transports et de l’environnement, constituera une des pièces maîtresses d’une nouvelle politique.

Le CRECQ, organisme à but non lucratif créé en 1997, regroupe de nombreux intervenants provenant de plusieurs secteurs d’activité (institutions, entreprises, groupes environnementaux, individus, etc.) et intéressés à la protection de l’environnement et au développement durable.

Il favorise une approche de concertation en vue d’établir un plan d’action et réaliser ou collaborer à des projets s’inscrivant dans les orientations de ce plan d’action.

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