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Breakwater et la FTQ s'entendent au sujet de la venue de travailleurs tunisiens

Presse Canadienne Article mis en ligne le 25 août 2008 à 23:00
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MONTREAL - La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), le syndicat des Métallos et la société minière Breakwater Resources ont signé mardi matin une entente concernant le recours par l'entreprise à des travailleurs tunisiens à la mine Langlois de Lebel-sur-Quévillon.
L'annonce de l'embauche de ces travailleurs avait fait des vagues l'automne dernier, tant à la FTQ que parmi les résidants de Lebel-sur-Quévillon, qui souhaitaient plutôt que soient embauchés et formés des travailleurs de la région.
La FTQ et le syndicat des Métallos ont toutefois reconnu qu'il existait un besoin pressant de main-d'oeuvre formée dans le secteur minier et que, par conséquent, Breakwater devait avoir recours à des travailleurs de l'extérieur en attendant qu'un nombre suffisant d'employés qualifiés soient disponibles au Québec.
"On en est venu à la conclusion que si la minière voulait continuer d'opérer à Lebel-sur-Quévillon, (elle) devait avoir recours à cette main-d'oeuvre étrangère", a constaté le conseiller régional Abitibi-Témiscamingue et Nord du Québec à la FTQ, Gilles Chapadeau.
L'entente signée mardi prévoit que Breakwater doublera le nombre de places offertes en formation pour les gens de la région et s'assurera que la priorité d'embauche soit donnée aux travailleurs de Lebel-sur-Quévillon. L'entente repose sur le soutien d'Emploi-Québec et de la Commission scolaire de la Baie-James, où est donnée la formation, a précisé le syndicaliste.
"Ce qu'on dit depuis un an, c'est qu'il faut qu'il y ait une école de formation au niveau des mines, il faut qu'on ait les instruments nécessaires pour être en mesure de donner la formation à nos travailleurs", a souligné M. Chapadeau, ajoutant qu'il est important de permettre aux travailleurs de pouvoir passer du secteur forestier, qui est en difficulté, au secteur minier, qui est en plein essor.
M. Chapadeau a ajouté que la main-d'oeuvre étrangère devra être intégrée à la convention collective déjà existante à la mine. "C'est important pour les Métallos, pour la FTQ, qu'on n'utilise pas des gens à rabais pour les faire travailler dans une mine en Abitibi", a-t-il indiqué.
Breakwater n'a pas précisé à quel moment les travailleurs tunisiens arriveront au pays.
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