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La Couronne demande une peine de cinq ans pour Vincent Raphaël Duval

Presse Canadienne Article mis en ligne le 2 juillet 2008 à 23:00
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MONTREAL - Un ressortissant belge qui a plaidé coupable à six accusations à caractère sexuel à la suite d'une relation avec une adolescente de 13 ans de Montréal affirme que sa conduite a été motivée par l'amour.
Vincent Raphaël Duval, âgé de 32 ans, a affirmé jeudi, lors de son audience préalable à la sentence, qu'il savait que les gestes qu'il posait étaient illégaux, mais qu'il ne pouvait faire abstraction des sentiments qu'il éprouvait à l'endroit de l'adolescente.
Duval a plaidé coupable à six accusations, incluant une d'enlèvement, une de contacts sexuels, une d'attouchement et trois de corruption d'enfant au moyen d'un ordinateur.
La Couronne, qui a estimé que cette affaire constituait un précédent au Canada, a réclamé une peine d'au moins cinq ans de détention pour Duval.
La procureure de la Couronne, Nathalie Fafard, affirmé au juge Jean-Pierre Bonin, de la Cour du Québec, que le tribunal se devait de faire savoir non seulement à la société canadienne, mais aussi à la communauté internationale que les gestes posés par Duval étaient inacceptables au Canada.
Me Fafard a expliqué qu'il n'existait aucun autre cas semblable dans les annales judiciaires canadiennes. La plupart des affaires de corruption d'enfant ayant eu lieu au pays impliquaient des policiers qui se faisaient passer pour des enfants, et non pas de réelles victimes.
L'avocat de Duval, Jeffrey Boro, a demandé une peine de 12 à 18 mois pour son client.
"Je ne crois pas que ce genre de conduite mérite une peine de cinq ans", a déclaré M. Boro à l'extérieur de la salle d'audience.
"Cela mérite une sanction et les tribunaux l'indiquent clairement", a-t-il cependant reconnu.
M. Boro a affirmé que son client était tombé amoureux avec une personne qu'il croyait âgée de plus de 13 ans et qu'il avait écouté son coeur après avoir découvert son âge.
"Je ne minimise pas la portée de ce qu'il a fait, mais 12 à 18 mois prison, c'est beaucoup de temps", a-t-il dit.
Duval a expliqué avoir fait la connaissance de l'adolescente par hasard via un site Web de rencontres, ajoutant que ce premier contact avait donné lieu à une idylle de huit mois via Internet. A peu près au milieu de leur relation, la jeune femme a révélé qu'elle était âgée de 13 ans et non pas de 26 ans comme elle l'avait laissé croire à Duval.
Le juge doit prononcer la sentence le 24 juillet.
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