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A bord du futur "Super" Hercule C-130J de l'armée canadienne

Presse Canadienne Article mis en ligne le 15 juillet 2008 à 23:00
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A bord du futur
L'Hercule C-130J, en avant, et un C-17, en Farnborough, Angleterre, le 15 juillet, 2008.THE ASSOCIATED PRESS/Lefteris Pitarakis
FARNBOROUGH, Royaume-Uni - "Cet appareil est exactement comme ceux que va recevoir l'armée canadienne à partir de 2010", hurle Peter Simmons, responsable des communications chez Lockheed Martin, le constructeur du "Super" Hercule C-130J.
A 3000 pieds d'altitude, il est pratiquement impossible de s'entendre crier. Le bruit des quatre moteurs rend toute tentative de conversation difficile. Les six membres de l'équipage possèdent tous des casques et des micros pour se parler.
"L'appareil n'est pas conçu pour le confort, il est conçu pour être efficace, rigole le Major Chad Gibson, un militaire américain basé au Mississipi. Le plus important, c'est d'être à même de remplir notre mission."
Le gouvernement canadien a acheté 17 de ses gros avions en 2006, soit 50 ans exactement après l'entrée en fonction des premiers Hercules C-130. Chacun des C-130J peut transporter jusqu'à 45 000 livres de matériel ou 96 parachutistes. "Il rentre facilement trois Hummers dedans", indique le Sergent maître Eric Gassiott. Les 17 appareils qui devraient être livrés à compter de 2010 vont coûter la bagatelle de 4,9 milliards $ (entretient compris pour 20 ans).
En échange de ce dispendieux contrat, le gouvernement canadien a négocié des retombées pour les entreprises du pays. Lockheed Martin est ainsi forcé d'investir dans la technologie canadienne. Ce sujet fait d'ailleurs toujours l'objet de discussions, notamment parce que le Québec aurait du mal à obtenir sa part du gâteau.
Jusqu'à présent, Héroux-Devtek a décroché un contrat pour le train d'atterrissage, tandis que le fabricant de simulateur de vol CAE est responsable du système d'entraînement des pilotes. "Et CMC Electronique a obtenu un contrat pour fournir un boîtier électronique et une sorte de GPS", s'époumone Peter Simmons. Dévoilée à ce même salon aéronautique de Farnborough, cette entente devrait rapporter une dizaine de millions de dollars à la compagnie québécoise.
Dans le cockpit, le pilote Brandon Cowell dit avoir très hâte d'essayer le boîtier "TacView" de CMC Electronique. "On ne l'a pas encore, mais j'en ai vu un, on a hâte de mettre la main dessus", assure le pilote au crâne rasé comme un oeuf. En gros, cet appareil sert à enregistrer toutes sortes d'informations pour se débarrasser du papier lors de missions.
Par rapport aux anciennes versions du C-130, le modèle "J" offre notamment des moteurs plus puissants et un appareillage électronique plus moderne. Les pilotes possèdent de nombreux écrans digitaux, mais ne baissent jamais les yeux pour les regarder. Toutes les informations apparaissent sur un écran transparent à hauteur de leurs yeux.
"On peut constamment regarder devant nous, même durant l'atterrissage. C'est bien plus sécuritaire", souligne Brandon Cowell. Par les fenêtres de la cabine, le pilote et son copilote pouvaient observer des champs verts et jaunes à perte de vue mercredi matin, un paysage bien différent de celui de l'Irak d'où ils reviennent.
"Cet avion peut aussi bien servir en temps de guerre que pour des missions humanitaires", précise Eric Gassiott, à l'arrière de l'appareil. Lui-même a notamment participé à des missions en Irak, au Kosovo et en Amérique du Sud. "C'est cette flexibilité qui le rend intéressant", poursuit-il.
Peut-être excellent pour des missions militaires, l'appareil ne semble toutefois pas convenir à tous. Les trous d'air donnent des démarches d'alcooliques aux journalistes qui se déplacent dans le C-130J. Quelques-uns, mal en point, patientent en fermant les yeux sur les bancs qui s'apparentent plus à des civières inconfortables qu'à de véritables sièges.
Un militaire offre des petits sacs bruns. "Sac pour mal de l'air. Ne soyez pas embarrassés par cette précaution, même les voyageurs expérimentés sont parfois sujet au mal de l'air", peut-on lire dessus. Bon à savoir.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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