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L'Ontario recevra des paiements de péréquation de 347 millions $ en 2009

Presse Canadienne Article mis en ligne le 3 novembre 2008 à 0:00
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L'Ontario recevra des paiements de péréquation de 347 millions $ en 2009
Le ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty et Mark Carney. LA PRESSE CANADIENNE /Frank Gunn
MISSISSAUGA, Ont. - Pour la première fois de leur histoire respective, l'Ontario recevra des paiements de péréquation et Terre-Neuve-et-Labrador n'en touchera pas. Cette dernière consacre ainsi son statut de plus récente province "riche" au pays.
La nouvelle situation des deux provinces est devenue claire à la suite de la rencontre du ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty avec ses homologues provinciaux, lundi, au cours de laquelle Ottawa a revu les règles du programme de péréquation et annoncé que les paiements futurs à l'intention des provinces démunies seraient arrimés à la croissance économique du pays.
La chute de l'Ontario est inquiétante et l'état actuel de l'économie laisse croire la province continuera "malheureusement" de recevoir des paiements de péréquation pour "quelque temps", a annoncé le ministre Flaherty, qui plaçait ainsi officiellement l'Ontario sur la liste des provinces moins bien nanties. Selon lui, la situation actuelle de l'Ontario est attribuable aux difficultés des secteurs manufacturier et automobile, et à la baisse de la demande américaine.
Les paiements de péréquation sont destinés à assurer que les provinces moins nanties puissent fournir des services de qualité comparables à ceux des provinces plus aisées. L'Ontario recevra l'an prochain 347 millions $ en péréquation.
Quant à elle, la nouvelle richesse de Terre-Neuve-et-Labrador est basée sur les revenus du pétrole sous-marin.
Le premier ministre de la province, Danny Williams, a tenu à déclarer que sa province était officiellement devenue une province "riche" un an plus tôt que prévu, et que le temps des "blagues de Newfies" était révolu. Après avoir travaillé fort pour surmonter les difficultés, sa province est maintenant un exemple pour les autres Canadiens, a-t-il dit.
L'Alberta, la Saskatchewan et la Colombie-Britannique sont les autres provinces qui n'auront pas droit à la péréquation.
Le ministre des Finances de l'Ontario, Dwight Duncan, s'est dit frustré de la décision de son homologue fédéral de revoir le programme de péréquation. M. Duncan s'est aussi interrogé sur la durée de la participation de l'Ontario au programme en raison du resserrement des critères d'admissibilité.
Parmi les changements discutés lundi, M. Flaherty a promis des bonifications des transferts fédéraux de six pour cent en santé et de trois pour cent en aide sociale pour toutes les provinces. Les paiements de péréquation continueront d'augmenter d'année en année, mais pas au niveau actuel de 15 pour cent par an, a prévenu M. Flaherty.
En vertu du nouveau régime, le Québec touchera 8,35 milliards $, le Manitoba 2,1 milliards $ et l'Ile-du-Prince-Edouard, 340 millions en paiements de transfert. Le Nouveau-Brunswick aura droit à 1,69 milliard $ en paiements de péréquation, et la Nouvelle-Ecosse à 1,57 milliard $.
Commentant ces informations, la ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget, a déclaré que l'approche fédérale lui paraissait raisonnable. "Jusqu'à preuve du contraire, que la péréquation augmente suivant la formule de la croissance économique, ça m'apparaît une approche quand même raisonnable." Elle a dit que le Québec devrait toucher entre 50 et 55 millions $ de moins en vertu de la nouvelle formule. "C'était à peu près 8,4 milliards $, alors que là ça va être 8,355 milliards $."
Elle a exprimé des inquiétudes au sujet de l'Ontario. "C'est clair que je suis très sensible à ce qui arrive en Ontario. (...) L'Ontario et le Québec, c'est tricoté serré. Nous avons eu un conseil des ministres ensemble. Les problèmes que connaît mon collègue Dwight Duncan, c'est clair que ça m'affecte. Si l'Ontario souffre, le Québec souffre, parce que nous exportons énormément en Ontario et nous faisons beaucoup de transactions communes."
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