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Québec embauche deux personnes pour les accommodements raisonnables

Presse Canadienne Article mis en ligne le 7 novembre 2008 à 1:00
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ST-ETIENNE-DES-GRES - La recherche de balises pour déterminer ce qu'est un accommodement raisonnable s'est finalement soldée par l'embauche de deux personnes, selon ce qu'a appris La Presse Canadienne vendredi.
A la suite du rapport de la commission Bouchard-Taylor, en mai, la Commission des droits de la personne avait reçu le mandat du premier ministre Jean Charest de mettre sur pied une équipe chargée explicitement de répondre aux demandes d'information et aux plaintes des décideurs et employeurs relatives à la délicate question des accommodements raisonnables.
Or, il appert que l'équipe sera très petite.
Un porte-parole de la commission a indiqué vendredi qu'on avait embauché seulement deux personnes pour offrir ce service, qui est en fonction depuis une semaine.
Signe possible que le débat s'est essoufflé, seulement deux demandes ont été formulées depuis.
Selon le volume de demandes d'informations et de plaintes, deux ou trois autres employés affectés à d'autres tâches pourront se joindre à elles, au besoin, a indiqué Robert Sylvestre, au cours d'un entretien téléphonique.
La petite équipe offrira, au cas par cas, de l'information sur la Charte des droits et la jurisprudence, un service-conseil, voire de la conciliation, si les deux parties en cause n'arrivent pas à trouver de terrain d'entente.
La commission Bouchard-Taylor, qui avait pour mandat de définir des balises aux accommodements raisonnables, a coûté 3,5 millions $.
Interrogé sur les suites données à la commission Bouchard-Taylor, vendredi, le chef libéral a parlé comme si la question des accommodements raisonnables était une affaire classée.
"On a mis en place un certain nombre de mécanismes. Donnons à ces mesures-là la chance maintenant d'opérer et moi j'ai confiance", a dit M. Charest, en point de presse sur un terrain de football, en Mauricie.
Il estime que la crise sur les accommodements raisonnables, qui a défrayé la manchette ces dernières années, a au moins permis aux Québécois "de se dire des choses".
C'étaient parfois "des choses dures, des fois des choses qu'on aurait peut-être aimé mieux ne pas entendre", a-t-il convenu.
Mais le Québec en est "sorti grandi", selon lui, car il existe actuellement un consensus "assez large" autour de cette question.
Le débat a aussi permis de mieux définir les valeurs des Québécois, a-t-il dit, énumérant la langue française, l'égalité hommes-femmes et la séparation entre l'Etat et l'Eglise.
"Les balises sont enracinées et trouvent leurs sources dans nos valeurs à nous, Québécois", a-t-il dit.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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