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Ottawa demande à la Syrie et à l'Egypte d'examiner le rapport sur la torture

Presse Canadienne Article mis en ligne le 5 novembre 2008 à 0:00
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OTTAWA - Le Canada a demandé à la Syrie et à l'Egypte d'examiner un rapport d'enquête fédérale qui conclut que des Canadiens d'origine arabe ont été torturés dans les prisons de ces pays.
Un groupe de défense des droits de la personne, la branche canadienne d'Amnistie internationale, a aussitôt qualifié la réaction d'Ottawa de "profondément insuffisante et décevante".
Des représentants haut placés du ministère des Affaires étrangères ont rencontré l'ambassadeur syrien et le chef de mission adjoint égyptien à Ottawa pour leur remettre des exemplaires du rapport de l'enquête, a fait savoir Lisa Monette, une porte-parole du ministère. Elle n'a pas voulu donner de précisions sur les rencontres.
Les ambassades syrienne et égyptienne n'ont pas répandu aux demandes de commentaires de La Presse Canadienne.
Dans son rapport, rendu public en octobre, l'ex-juge de la Cour suprême Frank Iacobucci en venait à la conclusion que les autorités canadiennes étaient en partie responsable des sévices subis par Abdullah Almalki, Ahmad El Maati et Muayyed Nureddin, parce qu'elles avaient partagé de l'information, y compris des allégations non corroborées, avec des services de renseignement étrangers.
Aucune accusation n'a été portée contre les trois hommes, qui sont de retour au Canada et nient toute implication dans le terrorisme.
Selon Alex Neve, secrétaire général d'Amnistie internationale Canada, le gouvernement canadien doit protester fermement par voie diplomatique auprès des deux gouvernements. Sur la foi du rapport Iacobucci, Ottawa devrait exiger une réponse de la Syrie et de l'Egypte au sujet des "graves violations" des droits de trois citoyens canadiens, a ajouté M. Neve.
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