Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Forum 17
Ovation2008
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Le Centre-du-Québec se dote d'un plan quinquennal pour stimuler la filière agroalimentaire

Claude Thibodeau par Claude Thibodeau
Voir tous les articles de Claude Thibodeau
Article mis en ligne le 30 mai 2007 à 11:29
Soyez le premier à commenter cet article
Le Centre-du-Québec se dote d'un plan quinquennal pour stimuler la filière agroalimentaire
Au lancement du nouveau plan de développement, le directeur régional du MAPAQ, Luc Couture, la présidente de la CDAFCQ, Maryse Clément, et la présidente de la Corporation, Marie-Christine Hudon
Le Centre-du-Québec se dote d'un plan quinquennal pour stimuler la filière agroalimentaire
Cinq axes de développement et un accent particulier sur cinq productions «parmi les plus porteuses pour l'avenir» ressortent du nouveau plan quinquennal, lancé vendredi à Victoriaville, par la Corporation de développement agroalimentaire-forêt du Centre-du-Québec (CDAFCQ).
«Il s'agit du fruit d'un important travail de mobilisation du milieu», a déclaré, d'entrée de jeu, la directrice de la CDAFCQ, Marie-Christine Hudon.

Ce plan de développement fait suite à une consultation ciblée menée dans le milieu. «On a travaillé avec des entreprises agricoles et des entreprises de transformation. Nous avons visité aussi les MRC, les CLD, des maisons d'enseignement, des détaillants alimentaires et des institutions financières», a expliqué la présidente Maryse Clément, réélue à la présidence de la CDAFCQ qu'elle occupe depuis 2001.

D'ici 2012, les intervenants du monde agroalimentaire cibleront, entre autres, cinq productions précises : la production biologique, les canneberges et les petits fruits, les viandes de spécialité, l'industrie fromagère, les produits laitiers de spécialité et l'acériculture. «Malgré cela, nous ne mettrons pas de côté les productions traditionnelles», a signalé la présidente.

Quant aux cinq axes de développement définis, le premier vise à favoriser l'adaptation des entreprises aux réalités d'affaires actuelles et futures, ce qui pourrait se traduire par des mesures pour stimuler l'innovation et encadrer le transfert des entreprises.

Augmenter l'accès des entreprises aux marchés intérieurs et extérieurs constitue l'essence du deuxième axe. Cela peut passer, dit-on, par l'identification et la promotion des produits centricois dans les magasins et les restaurants.

Le plan de développement, dans son troisième axe, vise la transformation alimentaire pour augmenter les activités de première, deuxième et troisième transformation. À ce sujet, la création d'un climat propice à l'implantation d'entreprises innovantes figure en tête de liste dans les objectifs stratégiques.

Dans cette veine, le projet du Centre d'innovation en transformation alimentaire de Nicolet (CITAN) chemine bien. Le CITAN, un projet de 1,2 M $, devrait ouvrir ses portes en janvier 2008. Les intervenants impliqués dans le dossier s'affairent à compléter le montage financier.

La question des ressources humaines est au cœur du quatrième axe de développement dont l'objectif consiste à arrimer l'offre de main-d'œuvre aux besoins de la filière agroalimentaire.

Enfin, le plan identifie, comme cinquième axe, la concertation des acteurs du milieu pour assurer un développement harmonieux du secteur agroalimentaire et maximiser l'efficacité du soutien offert aux entreprises.

Le plan quinquennal de développement s'accompagne d'un plan d'action annuel. «Ce plan rend opérationnel notre plan quinquennal. Il apporte du concret, des actions à réaliser», a souligné Marie-Christine Hudon.

«En matière d'adaptation des entreprises, par exemple, on travaille avec les CLD pour les aider à planifier la question du transfert d'entreprises, a-t-il dit. Du côté de l'accès aux marchés, nous pilotons un projet de promotion avec l'Agence de santé et des services sociaux pour favoriser une meilleure alimentation dans les restaurants. Point important aussi la concertation, dans chaque MRC, nous voulons voir le potentiel et déterminer les actions possibles pour développer davantage.»

Notons qu'un comité de pilotage a la responsabilité du plan, de voir à l'état d'avancement des actions.

Plusieurs partenaires ont contribué à l'élaboration du plan, dont le Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ). «Nous sommes très fiers de ce plan attribuable à une belle collaboration des intervenants du secteur, a noté le directeur régional du MAPAQ, Luc Couture. Avec ce plan, on peut agir, on est actif et on n'attend pas le téléphone. On a de l'ouvrage pour cinq ans.»

Le nouveau ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Laurent Lessard a salué, dans un communiqué, l'élaboration du nouveau plan de développement. «Je suis persuadé, a-t-il écrit, que les actions découlant de ce plan assureront un développement harmonieux des activités réalisées dans le milieu. De plus, une meilleure coordination de ces actions répondra davantage aux besoins de l'industrie.»

Rappelons que l'agriculture et l'agroalimentaire agissent comme des moteurs de l'économie du Centre-du-Québec.

Avec près de 3 500 entreprises agricoles qui emploient 6 500 personnes et générant un chiffre d'affaires de 740 millions de dollars, le Centre-du-Québec arrive au troisième rang des plus importantes régions agricoles du Québec.

La région centricoise, par ailleurs, occupe le quatrième échelon dans le domaine de la transformation alimentaire avec 166 entreprises, 4 400 employés et un chiffre d'affaires global de 1,4 milliard de dollars.

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins