Laurent Lessard obtient un accueil favorable de l’UPA
L’Union des producteurs agricoles (UPA) accueille avec optimisme la nomination de Laurent Lessard à titre de ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation. L’Union salue du même coup la contribution d’Yvon Vallières qui, ces deux dernières années, a démontré son engagement profond envers la cause des producteurs agricoles et celle du secteur agroalimentaire dans son ensemble. M. Vallières a su transmettre, de façon crédible et passionnée, le point de vue du milieu au sein du précédent gouvernement.
«L’UPA voit de façon positive la nomination de M. Lessard qui, lors de son bref passage à l’Agriculture, nous a témoigné son soutien dans des dossiers hautement stratégiques comme la taxation foncière et les négociations à l’OMC. Nous le croyons en mesure de s’attaquer rapidement aux grands défis du monde agricole et lui offrons, à cet égard, notre pleine et entière collaboration», a déclaré le président général de l’UPA, Laurent Pellerin.
Lors de son passage à l’UPA en mars dernier, le premier ministre Jean Charest a témoigné de l’importance que lui et son parti accordaient à l’agriculture, à la forêt et surtout aux hommes et aux femmes qui en vivent.
«Il est clair que l’agriculture sera un dossier prioritaire pour le prochain gouvernement. Il faut partager une lecture commune des problématiques et privilégier des solutions qui permettront d’assurer la pérennité de l’agriculture. Comme premier ministre, j’ai l’intention de m’impliquer personnellement dans leur mise en place, car elles interpelleront l’ensemble du gouvernement», disait alors M. Charest.
«Nous espérons que les propos de M. Charest, que nous partageons, se traduiront à très court terme par des gestes concrets ainsi que par des résultats mesurables sur la qualité de vie des producteurs qui, dans une grande proportion, traversent une période très difficile», a indiqué M. Pellerin.
Dans cet esprit, tel qu’il s’y est engagé, le gouvernement du Québec doit convenir avec l’UPA d’un agenda permettant le renouvellement de la convention de La Financière agricole du Québec (FADQ) pour un autre cycle de sept ans à compter de 2009 et lui attribuer une enveloppe budgétaire bonifiée à la hauteur de ses besoins, surtout dans le contexte actuel.
Cette aide additionnelle serait grandement facilitée dans la mesure où le gouvernement du Québec intensifierait, auprès du gouvernement fédéral, ses représentations dans l’actuel processus de renouvellement du Cadre stratégique pour l’agriculture (CSA) et, surtout, de la révision afférente du Programme canadien de stabilisation du revenu agricole (PCSRA).
«Le gouvernement du Québec doit, à cet égard, réclamer pour le Québec sa juste part du budget fédéral consacré au CSA», a ajouté le président général de l’UPA.