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Agricole
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Portrait municipal

Article mis en ligne le 29 mars 2007 à 10:56
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 Portrait municipal
Ferme Sérénité
Portrait municipal
L’agriculture : une passion entrepreneuriale familiale
Située dans la MRC de Bécancour, la municipalité de Sainte-Françoise regroupe 22 entreprises agricoles. Celles-ci œuvrent principalement en production laitière et céréalière. On y retrouve également de l’élevage de bovins de boucheries et de veaux lourds, de l’acériculture ainsi que de la production porcine
À Sainte-Françoise, les fermes perdurent dans le temps par le biais de transfert intergénérationnel. La ferme Sérénité est un exemple de ces entreprises agricoles intergénérationnelles qui font la fierté de la municipalité. La ferme des Tousignant est établie avant même la date de fondation constitutionnelle de Sainte-Françoise en 1947. Cette entreprise est entre les mains de la famille Tousignant depuis quatre générations. Alors qu’elle avait une vocation laitière dans ses débuts, la ferme se tourne vers l’élevage de bovins de boucherie, spécialité vache-veau, en 1989.

C’est en 1997 que François Tousignant et sa conjointe, Marion Pilon, prennent la relève de l’entreprise familiale en la renommant ferme Sérénité. Ils poursuivent dans l’élevage de boucherie, en accordant l’exclusivité à une race canadienne.

Construction d’une structure d’entreposage des fumiers pour se conformer aux normes environnementales, construction d’une nouvelle étable, pertes significatives de bêtes dues au virus Bovine Viral Diarrhea/Mucosal Disease (BVD/MD), impacts de la crise de la vache folle… En dix ans, l’entreprise rencontre différentes épreuves qui l’amènent à franchir des étapes parfois titanesques, lesquelles la pousse à se tourner vers la mise en marché de produits de créneaux.

L’entreprise oriente d’abord sa production dans les trois stades d’élevage : sevrage, semi finition et finition complète. Puis, lorsque le marché devient instable en raison de la crise de la vache folle, François et Mario positionnent leur entreprise sur le développement d’un marché local et régional. Ils se tournent vers l’élevage de bœuf de boucherie sans hormones, un créneau qui répond aux besoins de sécurité et de santé des consommateurs. La vente directe au consommateur devient également une avenue intéressante. L’entreprise réalise une étude de marché partielle afin d’identifier un processus de mise en marché répondant aux besoins de la clientèle visée. Depuis maintenant trois ans, la ferme met en marché une viande de qualité, au goût supérieur, sans hormones de croissance. L’entreprise développe de nouveaux produits, fait de la vente directe au consommateur et a un site Internet actualisé (vitrine publique).

Selon François, la réussite de la mise en marché passe par la formation sur la mise en marché, le marketing, et le développement de produits.

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