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Aux agriculteurs stressés et ceux qui veulent les aider

Hélène Ruel par Hélène Ruel
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Article mis en ligne le 27 mars 2007 à 14:58
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Aux agriculteurs stressés et ceux qui veulent les aider
De l’avant à l’arrière-plan, Louis-B. Plourde, Chantal Doyon, Sylvie Tremblay et Gilles Després
Aux agriculteurs stressés et ceux qui veulent les aider
À cette journée, dont on souhaite qu’elle soit tout, sauf déprimante, le comité Agri-ressources et ses partenaires invitent particulièrement les agriculteurs stressés, les gens sensibles à la détresse psychologique de leurs voisins de ferme, le vétérinaire ou l’agente de crédit agricole qui se demande comment intervenir auprès d’un producteur aux prises avec un sérieux ras-le-bol.
Cette journée d’information sur la prévention de la détresse psychologique se déroulera le jeudi 19 avril, de 9 heures à 16 heures, au complexe hôtelier DuPré de Princeville.

Son titre en dit long sur ses objectifs, Je récolte ce que je sème… attitude positive = comportements gagnants.

La coordonnatrice d’Agri-ressources, Chantal Doyon, précise qu’au cours de cette journée, on tentera de démontrer qu’il y a des solutions aux problèmes qui paraissent les plus singuliers et insurmontables.

Après la présentation d’une vidéo de l’UPA pour camper le portrait, les participants assisteront à une discussion avec des gens comme Jacques Proulx, président de Solidarité rurale, Carmen Ducharme, présidente de la Fédération des agricultrices du Québec, Maria Labrecque-Duchesneau, directrice d’Au cœur des familles agricoles, Frédéric Dubois de la Relève agricole de Mégantic-Nord et de Chantal Doyon, coordonnatrice d’Agri-ressources.

Après la période de questions qui suivra, Luc Gagnon témoignera de son expérience de «sentinelle» en milieu agricole. Trois personnes ont reçu, chez nous, cette courte formation de «sentinelle» du Réseau de prévention suicide des Bois-Francs.

Agri-ressources projette développer tout un réseau de travailleurs de rang, des gens spécifiquement formés à l’intervention auprès d’agriculteurs en détresse. Mais avant, le comité devrait s’incorporer et solidifier sa structure.

En après-midi, Louis-B. Plourde, du Réseau de prévention suicide des Bois-Francs, présentera des formules gagnantes pour venir en aide. Et c’est à Maria Labrecque-Duchesneau, intervenante sociale, qu’on a confié le soin de réaliser la synthèse de la journée. Encore là, place aux questions.
Stress, détresse, crise
Les crises qui agitent les diverses productions agricoles, l’incertitude des revenus, la mondialisation des marchés, l’insécurité qu’elle provoque, les baisses de prix, les nouvelles réglementations, même les conflits familiaux pouvant survenir lors d’un transfert de ferme, sont autant de sources de stress pour les agriculteurs, a précisé Mme Doyon, elle-même productrice agricole.
Le stress permanent peut dégénérer en détresse psychologique. «Et la détresse est sous-jacente à la crise suicidaire», affirme Louis-B. Plourde, du Réseau de prévention suicide des Bois-Francs, membre du comité Agri-ressources.

Il n’y a pas de vaccin, pas de pilule, pas de piqûre, a-t-il ajouté, pour prévenir ou traiter la détresse psychologique. Mais s’il pouvait prescrire un remède, ce serait d’encourager les producteurs à parler.

Ce qu’ils font peu, renchérit Chantal Doyon. Ils s’isolent, évitent de confier leurs idées noires à leur conjointe, craignant de les contaminer de leurs propres peurs. «Mais ils peuvent tout aussi bien s’ouvrir à leur conseiller financier ou même au vétérinaire de passage dans leur étable... qui, eux, ne savent pas toujours comment intervenir.»

Dans les Bois-Francs et l’Érable, la formation de ce comité Agri-ressources suscite déjà l’intérêt d’autres régions, a noté la présidente, Sylvie Tremblay. Notamment parce que, ici, il y a collaboration entre le milieu agricole, le Réseau de prévention suicide et le Centre de santé et de services sociaux d’Arthabaska-et-de-l’Érable.

L’organisateur communautaire, Gilles Després, fait d’ailleurs partie du comité Agri-ressources.

Il a expliqué que depuis la création du comité, l’établissement avait adapté ses services de façon à ce qu’ils soient plus facilement accessibles aux agriculteurs. «Ils ont l’habitude qu’on se déplace vers eux… et après 20 heures!», a dit M. Després.

En cas d’urgence, on peut, si l’on est de la MRC d’Arthabaska, composer le numéro 819 758-7281 poste 1, ou le 819 362-6301 si l’on est de l’Érable. On peut aussi, si l’on a des idées suicidaires, appeler au Réseau de prévention suicide : 866 277-3553.

Et si l’on a envie de brasser des idées plus roses, on peut participer à la journée d’information du 19 avril en s’inscrivant au plus tard le 13 avril. On s’informe auprès de Chantal Doyon, au numéro 819 362-6417.

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