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La grosse commande de l’UPA du Centre-du-Québec : un nouveau «contrat social»

Hélène Ruel par Hélène Ruel
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Article mis en ligne le 21 février 2007 à 12:32
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La grosse commande de l’UPA du Centre-du-Québec : un nouveau «contrat social»
Le Centre-du-Québec abrite 3 743 entreprises agricoles, générant des recettes de 740 millions $.
La grosse commande de l’UPA du Centre-du-Québec : un nouveau «contrat social»
Un nouveau «contrat social», c’est ce que demande la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec dans ce mémoire qu’elle a déposé, mardi, à Nicolet, à la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois.
En 35 pages, dix chapitres et une quarantaine de recommandations, la Fédération de l’UPA a dressé une «grosse commande» à la Commission présidée par Jean Pronovost.

«Redonnez-nous un VRAI ministère de l’Agriculture», demande, notamment, la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec, au nom des 4 500 producteurs agricoles et forestiers qu’elle représente.

«Depuis bon nombre d’années, le mandat du MAPAQ s’effrite», peut-on lire dans le mémoire de la Fédération.
Trop de pouvoirs régionaux
Il s’effrite au profit du ministère de l’Environnement, notamment, mais aussi vers les paliers locaux et régionaux, selon la Fédération qui n’est pas tendre, par ailleurs, à l’endroit des élus municipaux en matière de ruralité et de développement régional.
«Nous croyons que le gouvernement du Québec a dévolu, à tort, trop de pouvoirs aux élus municipaux sans leur avoir donné les moyens financiers et les ressources. De plus, depuis quelques années, nous avons vécu l’expérience de municipalités qui adoptaient des règlements illégaux et non conformes aux orientations gouvernementales», note-t-on dans le mémoire.

L’UPA évoque aussi l’«iniquité» des règlements adoptés par la MRC de Nicolet-Yamaska (bande riveraine de 10 mètres) et celui de la MRC d’Arthabaska (zonage de production).

À ce chapitre portant sur le développement régional, l’UPA du Centre-du-Québec recommande la nomination d’un «ombudsman» en matière de règlements municipaux et le maintien de la juridiction de la CPTAQ pour éviter l’étalement et la prolifération d’usages non agricoles en zone verte.

Elle s’en prend aussi à la répartition des votes dans les MRC, les villes disposant d’un «pouvoir exagéré».

La Fédération de l’UPA aborde la question du développement de l’éolien, demandant la mise en place d’un protocole d’implantation pour compenser adéquatement les pertes et générer des retombées justes et équitables. Pour l’instant, la Fédération recommande aux producteurs de ne pas signer ce qu’elle appelle des «chèques en blanc».
Un guide sur la voie de l’avenir
Globalement, la Fédération souhaite que la Commission puisse soumettre au gouvernement «non pas un simple rapport, mais un véritable guide pour que le législateur puisse à son tour étoffer des politiques et des orientations susceptibles de placer judicieusement l’agriculture sur la voie de l’avenir».
Par sa quarantaine de recommandations, la Fédération souhaite que le citoyen, le consommateur, le législateur et le producteur «puissent enfin se trouver des liens d’appartenance solides afin de tisser un véritable contrat social puisque celui que nous avons développé il y a plusieurs décennies est en train de s’effriter dangereusement.»

La Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec préconise le droit à la souveraineté alimentaire, la défense, «bec et ongles» du système de la gestion de l’offre, un financement plus adéquat pour soutenir le développement ou la création de nouvelles petites, moyennes ou grosses entreprises, un «logo significatif et plein de fierté» pour identifier les produits du Québec, la révision du concept de cuisine régionale, des mesures pour favoriser la formation et la rétention de la main-d’œuvre, des incitatifs économiques positifs pour stimuler les pratiques agroenvironnementales.

La Fédération ne rate pas l’occasion de demander que le gouvernement continue de reconnaître l’UPA comme représentant tous les producteurs et productrices agricoles au Québec.

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