Le GPS au service de l’acériculture
Daniel Gagnon, ing. f.
SNG-Foresterie-conseil
Le recours à un appareil de type GPS permet d’améliorer et de faciliter un certain nombre d’activités ou de tâches en acériculture. L’optimisation du bon matériel au bon endroit et la réduction du temps accordé à certaines activités amène une économie non négligeable dans le contexte actuel.
Le système de positionnement GPS (Global Positionning System) représente un système de positionnement par satellites capable de donner, n’importe où sur le globe, une position et ce, de jour comme de nuit. Développé à des fins militaires vers la fin des années 1970, il fait maintenant partie de l’équipement de beaucoup de passionnés et de professionnels du plein-air. De ce fait, cet appareil peut apporter une assistance intéressante à l’acériculteur.
La majorité des érablières en opération de nos jours possèdent un réseau de tubulures afin de récupérer la fameuse eau d’érable. Ainsi, il faut procéder à un entretien méticuleux de cet équipement dans le but d’obtenir les meilleurs résultats possibles. De plus, de nouvelles « lignes » peuvent être à envisager. C’est surtout au niveau de l’organisation générale du réseau de tubulure que le GPS peut être utile. En effet, un relevé de l’ensemble du réseau (lignes, station de pompage, cabane, chemin forestier et autres éléments pertinents) à l’aide d’un GPS, permet de créer des cartes thématiques selon les besoins de l’utilisateur.
L’utilisation de GPS performants et spécialisés permet aussi d’intégrer les éléments topographiques aux données. Il est ainsi possible de produire des cartes en trois dimensions présentant les pentes et le relief du terrain.
Un relevé de ce type avec l’aide du GPS peut servir à différents objectifs :
Planifier l’implantation d’un nouveau réseau;
Visualiser le réseau de tubulures existants;
Observer l’orientation des pentes sur le terrain;
Identifier des points d’intérêts (station de pompage, cabane, bris);
Déterminer les distances des « lignes » ou autres;
Localisation du parcours de futurs collecteurs.
De ce fait, l’implantation d’une station de pompage disposée à l’endroit le plus bas de l’érablière en sera d’autant plus facilité. D’un autre côté, la détermination du diamètre du tube collecteur pourra être mieux planifiée en analysant le nombre d’entailles approximatif récupérées par celui-ci en lien avec la superficie touchée. La localisation de bris d’équipement peut accélérer la réparation de ceux-ci ou la délégation du travail à une autre personne.