La nutrition à l’état pur : un nouveau procédé de décorticage du lin
Les graines de lin sont bourrées d’acide alpha linoléique, c’est-à-dire d’acides gras oméga-3, qui aident à prévenir les maladies cardiovasculaires, à diminuer le cholestérol et à possiblement réduire l’inflammation qui peut mener à la croissance de cellules cancéreuses.
Cependant, l’enveloppe de la graine de lin est tellement serrée qu’il est très difficile d’atteindre le noyau nutritif qui se trouve à l’intérieur. À Guelph (Ontario), un chercheur scientifique d’Agriculture et Agroalimentaire Canada a trouvé une solution pour libérer le précieux noyau et a conçu une méthode primée de décorticage commercial.
La méthode n’altère pas la qualité nutritionnelle ou fonctionnelle de la graine et n’affaiblit pas non plus les précieuses composantes du noyau et de l’enveloppe. Le décorticage se fait en quatre étapes.
D’abord, on assèche les graines de lin pour en réduire la teneur en humidité. Ensuite, les graines sont acheminées en mouvement continu dans un récipient distinct muni d’un agitateur abrasif qu’elles traversent à un rythme favorisant leur décorticage.
Une fois les enveloppes séparées des noyaux, elles sont extraites pour en retirer la gomme et l’huile, ce qui produit une fraction riche en gomme, une fraction composée d’écales et d’huile et un composé de graine de lin riche en lignane. Le lignane principal contenu dans la graine de lin est le sécoisolaricirésino, un phytoestrogène et antioxydant qui, selon certaines études, peut réduire les risques de développer certains cancers.
Quant aux noyaux du lin, ils servent à la fabrication de produits nutritifs et médicaux. La technologie est utilisée dans une usine commerciale de décorticage de Winchester en Ontario, dans le cadre d’une entente exclusive avec Natunola, une entreprise d’Ottawa qui fournit des ingrédients botaniques aux secteurs des produits cosmétiques et des soins de santé.