L’UPA demande l’extension du contrat social dans Drummond pour lutter contre la culture du cannabis
Et dénonce le pouvoir exagéré de la ville centre
Face aux bons résultats récoltés dans les MRC voisines de Nicolet-Yamaska, de Bécancour et d’Arthabaska, les délégués présents à l’assemblée générale annuelle de la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec, le vendredi 6 octobre, à Notre-Dame-du-Bon-Conseil, ont demandé l’implantation dans Drummond du contrat social avec la Sûreté du Québec, et ce, dès le printemps 2007.
Ce contrat de consentement, faut-il le rappeler, vise à inciter les producteurs à signer un document autorisant les policiers à effectuer de la surveillance et à intervenir rapidement pour contrer la culture de cannabis sur les terres agricoles.
Constatant que l’expérience menée dans les MRC de Nicolet-Yamaska et de Bécancour en 2005 et 2006, de même que celle mise de l’avant en 2006 dans la MRC d’Arthabaska ont apporté leurs fruits, les délégués ont donc adopté une résolution exigeant que la MRC de Drummond et son corps policier travaillent de concert à l’implantation de ce fameux contrat social ayant fait ses preuves dans les autres MRC de la région.
Selon les porte-parole de l’UPA, il a été démontré qu’il est difficile pour la Sûreté du Québec d’intervenir rapidement et efficacement sur les terres agricoles sans ce contrat, sans compter la crainte de représailles qui existe dans les campagnes lorsque ce sont les producteurs eux-mêmes qui dénoncent les mariculteurs qui utilisent leurs terres agricoles.
Au dire du président Jacques Corriveau, depuis l’avènement du contrat social avec la Sûreté du Québec qui permet à cette force policière d’investir sans autre procédure les terres des producteurs pour vérifier la présence de plants de cannabis et, le cas échéant, d’en disposer, on assiste à une diminution appréciable de cette culture illicite sur les territoires ainsi protégés.
La ville centre trop forte
D’autre part, toujours lors de ces mêmes assises, les producteurs ont voté une autre résolution concernant à nouveau la MRC de Drummond même si elle n’a pas été nommée comme tel, ce au même titre que celles constituées d’une ville centre forte en population.
La résolution titrée «pouvoir exagéré d’une ville centre au sein d’une MRC» demande au ministre des Affaires municipales et des Régions de modifier la répartition des votes attribués à chaque municipalité en tenant compte des critères plus représentatifs que la méthode actuellement utilisée, soit en considérant uniquement la population.
Ainsi, comme c’est actuellement le cas dans Drummond, l’UPA constate que la ville centre se retrouve avec une majorité de votes compte tenu de sa grande population selon le mode de répartition des droits de vote.
Pour les délégués de la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec, il est aberrant qu’une seule municipalité puisse contrôler l’ensemble des décisions d’une MRC, bien qu’elle ne représente qu’une petite partie du territoire, d’où cette demande peu habituelle de l’assemblée des producteurs agricoles de la région.