L’industrie bioalimentaire bien connue et bien perçue des Québécois
Mélissa Caron,
conseillère en communication
MAPAQ, Direction régionale du Centre-du-Québec
Melissa.caron@mapaq.gouv.qc.ca
Bien que très préoccupée par la sécurité des aliments, la population québécoise a une perception positive de l’industrie bioalimentaire en générale. Près des trois quarts dit avoir davantage confiance aux produits québécois qu’aux produits importés. En outre, quelque 60 % des citoyens vérifient à l’épicerie si le produit est québécois. Voilà ce que révèle un récent sondage réalisé par le MAPAQ afin de connaître les perceptions de population à l’égard du Ministère et de la filière bioalimentaire en général.
Première préoccupation de la population : qualité et salubrité des aliments
Le sondage demandait aux répondants d’indiquer « quelles devraient être les priorités du gouvernement dans le secteur agroalimentaire ». Parmi les 5 choix de réponses proposées, la qualité et la salubrité des aliments se classent premier (68 %); suit l’environnement (48%) alors que la mise en marché des produits régionaux (35 %), les revenus des producteurs (30 %) et la rentabilité des entreprises (15%) ferment la marche.
La population est donc très préoccupée par la sécurité des aliments. Cela ressort aussi de la question sur ce qui a le plus retenu leur attention dans l’actualité récente en lien avec l’agriculture, les pêcheries et l’alimentation. L’éclosion de listériose à l’été 2008 est spontanément mentionnée par 35 % des répondants, loin devant tous les autres sujets (problèmes de la pêche, prix des aliments, OGM, etc.).
Néanmoins, le niveau de confiance envers les aliments reste élevé puisque 88 % croient sécuritaire ce qui est vendu au Québec, même si c’est un peu moins qu’en 2007 (95 %). Plus de gens (73%) qu’en 2007 (65%) estiment que le MAPAQ s’acquitte bien de ses responsabilités. De plus, les plus critiques déplorent davantage l’aide insuffisante aux producteurs et aux pêcheurs, le nombre insuffisant d’inspecteurs ou le manque de sévérité envers les contrevenants, que la gestion de la listériose qui ne suscite pas de réprobation particulière chez la population.
Promotion, information et sensibilisation
Plus de gens en 2009 (60 %) disent vérifier à l’épicerie si le produit est québécois comparativement à 2007 (43 %), ce qui porte à croire que la campagne « Mettez le Québec dans votre assiette », en vigueur depuis 2008, a accru la sensibilisation de la population à l’achat québécois. Les citoyens sont également plus nombreux (61 % versus 54 %) à dire qu’ils trouvent plus facilement les produits québécois en épicerie.
Il semble important de poursuivre les campagnes de prévention telle que celle sur la maladie du hamburger, car la majorité persiste à croire que les intoxications alimentaires surviennent surtout à l’extérieur du domicile (en fait, 50 % des intoxications surviennent à la maison), un score presqu’inchangé depuis 2006, mais meilleur qu’en 2004.
Pour une production « écoresponsable »
Près des trois-quarts des Québécois (72%) continuent d’être préoccupés par les impacts de l’agriculture sur l’environnement, presque dans les mêmes proportions qu’en 2007 (74%). Comparativement à 2007, plus de gens (55 % versus 46%) croient cependant que les entreprises agricoles font assez ou beaucoup d’efforts pour protéger l’environnement et plus de gens croient que la situation s’améliore (46% versus 41%).
Perception positive du secteur bioalimentaire
Dans l’ensemble, les gens connaissent bien le secteur et en ont une opinion assez favorable. Près des trois-quarts (74%) font davantage confiance aux produits québécois qu’aux produits importés. Ils sont plus nombreux en 2009 (71%) qu’en 2007 (60%) à croire les entreprises québécoises capables de concurrencer celles de l’étranger.
Peu de gens (6 %) croient que les diplômés en agroalimentaire connaissent des difficultés de placement, un excellent score dans le présent contexte économique.
Enfin, les Québécois accordent une importance certaine à ce secteur car 60 % croient qu’il mérite d’être un peu plus soutenu par le gouvernement que les autres secteurs de l’économie.