André Bellavance
«Le ministre Blackburn fait preuve d'insensibilité»
«Alors que les productrices et producteurs agricoles tiennent à bout de bras le dernier abattoir situé dans l’Est du Canada, le ministre d’État à l’Agriculture et Agroalimentaire, Jean-Pierre Blackburn, a fait preuve d’insensibilité en affirmant qu’ils devront attendre encore trois mois avant d’espérer voir le gouvernement conservateur remplir sa promesse, s’il tient sa parole», a commenté André Bellavance, député de Richmond-Arthabaska et porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Agriculture et Agroalimentaire.
Le député bloquiste a réagi ainsi à la réponse fournie par le ministre d’État à sa question posée à la Chambre des communes aujourd’hui. «Les difficultés qui affligent l'industrie de l'abattage et qui forcent une entreprise comme Levinoff-Colbex, à Saint-Cyrille-de-Wendover, à réclamer d'urgence une aide du gouvernement fédéral, sont la conséquence directe de la mauvaise gestion du fédéral dans le dossier de l'ESB et des bovins de réforme. C'est non seulement la survie de cette entreprise qui est menacée, mais celle de toute l'industrie de l'abattage. Quant à savoir du montant promis de 50 millions $ en campagne électorale pour l'industrie de l'abattage, combien le ministre a-t-il prévu spécifiquement pour Levinoff-Colbex, le ministre a répondu qu’il faudra attendre de voir au budget en février prochain», a affirmé André Bellavance.
Le porte-parole du Bloc Québécois a rappelé que plusieurs productrices et producteurs de sa circonscription ont acquis et recapitalisé cet abattoir en comptant notamment sur des engagements gouvernementaux.
«Un soutien financier majeur s’impose pour eux d’autant plus qu’il faut comprendre que le visage de l’industrie de l’abattage a subi de multiples transformations ces dernières années, principalement en raison de la crise de la vache folle. Les nouvelles règlementations fédérales font en sorte que l’abattage est beaucoup plus complexe et coûteux et ont porté un dur coup à cette industrie. Ainsi, si l’usine de Levinoff-Colbex devait fermer, les producteurs, qui ne peuvent pas exporter vivants les bovins de réforme, n’auraient nulle part où faire abattre leurs bêtes, ce qui serait pour eux absolument catastrophique», a conclu André Bellavance.