Dix prix ont été remis à différents acteurs régionaux pour leur engagement dans le développement de l’agroalimentaire du Centre-du-Québec.
Des semeurs d’initiatives exemplaires récoltent le fruit de leurs efforts
L’heure était à la reconnaissance, samedi soir dernier au Colisée Desjardins de Victoriaville, à l’occasion du 33e Bal des moissons. En tout, dix leaders du Centre-du-Québec ont vu leur engagement dans le développement de l’agroalimentaire être récompensé à travers différentes catégories.
Résidants de la municipalité de Saint-Germain-de-Grantham, Pierre Labonté et Ninon Delude ont remporté les grands honneurs dans la catégorie «Pratiques agroenvironnementales». Devenus au fil des ans une référence régionale dans le domaine de la culture biologique, les deux propriétaires ont un souci de conserver la biodiversité de la faune et de la flore par le biais de bandes riveraines, de cultures exemptes de pesticides, d’herbicides et d’engrais chimiques. Un exemple qui a plu au jury composé de cinq personnes choisies par le Conseil régional des sociétés d’agriculture du Centre-du-Québec (CRSA-CQ), venues de l’extérieur de la région et qui œuvrent dans diverses sphères de l’activité agroalimentaire.
Soulignant les réussites des agriculteurs en matière de gestion et de développement de leur entreprise, le trophée Cérès pour la catégorie «Pratiques agricoles» a été remis à Luc Desrochers. De la Ferme Rochelet à Warwick, la qualité de cette entreprise florissante s’est reflétée par l’atteinte d’un niveau de performances qualifié d’élite.
Quant à elle, Marie-Claude Fiset de Saint-Léonard-d’Aston s’est mérité le prix de la travailleuse agricole de l’année, pour son savoir-faire avec dynamisme et enthousiasme. Employée à temps plein à la Ferme Aston inc. depuis huit ans, elle s’occupe principalement de la gestion et la régie d’un troupeau de 580 vaches laitières.
Pour souligner les efforts déployés et le sérieux manifesté par les jeunes agriculteurs de la région pour s’établir solidement dans le domaine, le prix dans la catégorie «Jeunes» a été remis à Maude Riel. Diplômée en technologie des productions animales, la résidante de Durham-Sud a donné un nouveau souffle à la Ferme Maupassan, qui connaît des hausses de productivité de la main-d’œuvre, des champs et du troupeau depuis son arrivée.
Pour la catégorie «Chef de file» qui récompense le travail réalisé par les élus de la classe agricole dans les organismes du milieu, Olivia Cinter de Sainte-Élizabeth-de-Warwick a été préférée à l’autre candidat en lice, Guy Lavoie. Née en Suisse, mais arrivée au Québec en 1987, elle a participé à la mise en place et a assuré la présidence de la Coopérative agroalimentaire Capralac depuis plus de 16 ans.
Pour leur part, Réal Rheault et Louise Beaulieu ont remporté la catégorie «Aide à la formation de la relève», reconnaissant que les candidats encouragent la formation et la préparation de leurs enfants en vue d’une carrière dans le domaine agricole. Les deux résidants de Saint-Albert ont fait naître, pour leurs trois enfants, le désir de se former pour maximiser le succès de leur carrière respective.
René Bergeron, de Notre-Dame-du-Bon-Conseil, n’est également pas passé inaperçu devant les 450 invités, en remportant la catégorie «Services». Ce prix souligne le travail réalisé par les élus de la classe agricole dans les organismes du milieu. Étant très engagé dans la communauté, le vétérinaire de 28 ans de carrière donne régulièrement des formations et des conférences, tout en participant à des travaux de recherche.
L’entreprise Canneberge Atoka inc. de Manseau est, quant à elle, repartie avec les grands honneurs dans la catégorie «Transformation et/ou mise en marché». Fondée en 1999 par la famille Bieler, cette entreprise transforme annuellement plus de 40 millions de livres de fruits, tout en exportant à l’échelle internationale.
Selon la directrice générale du CRSA, Amélia Larin, les honneurs remis lors du Bal des moissons ont une grande valeur pour les récipiendaires. «C’est un concours unique au Québec qui se veut un tremplin aux hommes et aux femmes engagés dans l’agroalimentaire pour une participation postérieure à des concours provinciaux et nationaux. De plus, ils ont une très belle visibilité auprès de la population et des différents acteurs du secteur.»
Par ailleurs, le souper servi lors de la soirée avait une saveur bien particulière, explique la directrice générale. «Nous nous sommes dépassés cette année pour avoir seulement des produits régionaux au menu, autant dans le vin, le potage que les cocktails. Il y avait seulement le porto qui provenait de Magog, car l’entreprise régionale était à court de provisions.»
Les organisateurs ont aussi profité de l’occasion pour annoncer la prochaine ferme qui accueillera la journée champêtre 2009, soit la Ferme Rhétaise de Nicolet.
Une nouvelle catégorie a aussi été ajoutée pour le 33e anniversaire, soit l’Indice CIBLE qui se veut une récompense pour les détaillants alimentaires qui font l’effort de promouvoir les produits régionaux. Le marché Métro Port Royal de Bécancour a été l’heureux élu tandis que le Centre d’interprétation de la canneberge a été choisi dans la catégorie «Coup de cœur».