Dans l’ordre habituel, le président du Club agroenvironnemental des Bois-Francs, Fernand Béliveau, le conseiller Justin Chabot et le producteur laitier et membre du club, Jean-Noël Pépin
Le Club agroenvironnemental des Bois-Francs célèbre ses 10 ans
«Depuis 10 ans, on tente de changer les façons de faire dans le difficile monde agricole. Au fil des ans, le Club agroenvironnemental des Bois-Francs a triplé son effectif. Aujourd’hui, le club regroupe plus d’une centaine de membres», souligne le président Fernand Béliveau.
Le club sylvifranc fait partie des 83 clubs-conseils en agroenvironnement (CCAE).
Sa centaine de membres équivaut à 11 471 hectares de terre, l’équivalent de 21 242 terrains de football.
Le Club agroenvironnemental des Bois-Francs a ainsi vu le jour en 1998 quand une trentaine de producteurs ont convenu de se regrouper pour améliorer leur façon de faire et se doter de services-conseils de qualité.
Dans un communiqué, le président du Comité de gestion de l’Entente de financement des clubs-conseils en agroenvironnement et la planification agroenvironnementale à la ferme, Denis Bilodeau, note la volonté des producteurs, membres des CCAE, de favoriser le développement durable des exploitations agricoles.
Au Québec, plus de 8 200 producteurs font partie des CCAE, ce qui représente près de la moitié des terres cultivées au Québec. Les CCAE, poursuit Denis Bilodeau, accompagnent ces producteurs dans la recherche de solutions et les aident à se prendre en main afin de répondre aux enjeux environnementaux.
«Être membre du club, c’est plus que de la paperasse, c’est un suivi personnalisé, un travail d’équipe et une volonté d’aller plus loin», précise le président Béliveau.
L’adoption de nouvelles pratiques porte fruit, selon lui. «Les membres constatent souvent que leurs coûts diminuent et que leur rendement augmente. Et cela génère une meilleure qualité de vie. Il faut prendre soin de la terre qui nous nourrit. Et soyons fiers des efforts déployés qui deviendront des modèles pour les prochaines générations», lance Fernand Béliveau.
Conseiller au club des Bois-Francs depuis 5 ans, Justin Chabot, un producteur de Saint-Albert, dit en avoir observé des changements au cours de cette période. «Non seulement le membership a augmenté, mais on a assisté à des changements de mentalité dans les pratiques agricoles, confie-t-il, dont la hausse de 32% des superficies en semis direct, c’est-à-dire, cultiver la terre sans travailler le sol.»
Mais les résultats ne viennent pas instantanément, précise-t-il. «Il faut user de temps, de patience, de persévérance pour convaincre les producteurs de modifier leurs pratiques. Quand on arrive avec de nouveaux idéaux, on se fait regarder d’une drôle de manière. Mais la beauté de la chose, c’est qu’on y arrive petit à petit. La confiance s’installe peu à peu. Le producteur s’aperçoit qu’il a eu raison de faire confiance à son conseiller et il comprend que les changements peuvent être bénéfiques pour lui, mais aussi pour l’environnement.»
Le Club agroenvironnemental des Bois-Francs réalise aussi différents projets. «L’an dernier, nous avons réalisé plus de 200 mètres d’aménagement de berges sur la rivière Nicolet à Saint-Albert pour contrer l’érosion. Nous avons deux autres projets de même nature cette année sur la rivière Nicolet et la rivière des Pins», indique Justin Chabot.
Le conseiller se dit confiant pour l’avenir. «Nous sommes une équipe jeune, dynamique, prête à relever des défis de taille, comme celui des algues bleu-vert. Nous voulons également faire de la gestion des herbicides notre prochain cheval de bataille, de façon à en réduire l’usage ou même à l’éliminer dans certains cas. Mais convaincre les producteurs de modifier leurs pratiques demeure un des plus importants défis», rappelle Justin Chabot.
Témoignage
Producteur agricole, propriétaire avec son fils Pierre-Olivier de la ferme de Warwick, Jean-Noël Pépin, fait partie depuis les débuts du Club agroenvironnemental des Bois-Francs qu’il a contribué à fonder.
«Ce sont les exigences gouvernementales qui, au départ, ont motivé mon adhésion au club, relate-t-il. Mais ensuite, j’ai réalisé que c’était bien davantage. Les rencontres avec d’autres producteurs sont enrichissantes. C’est en jasant avec d’autres sur les problèmes et les réussites qu’on apprend le plus. C’est le meilleur cours universitaire qui soit.»
Le Club agroenvironnemental des Bois-Francs, plaide-t-il, comporte de nombreux avantages. «C’est un service neutre. Il n’a rien à vendre, n’offrant que des connaissances qu’on partage ensuite entre nous», conclut M. Pépin.
Josée Blondeau
Commentaire mis en ligne le 10 décembre 2008Salut Tibo.... c'est moi... je suis de retour en ville pour une année sabbatique. Je travaille à Blondeau Métal avec papa depuis début novembre. (du mardi au vendredi) Si t'as le goût, j'aimerais bien qu'on se jase de nos vies.. ça fait tellement longtemps ! J'espère que tu vas bien dans toutes les sphères de ta vie!
Tu peux soit me joindre par e-mail ou au commerce au 819-364-5269
Au plaisir!
josée blondeau