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Quand l’agriculture rencontre la modernité

Hôte de la journée champêtre, la ferme Docovolait est un modèle d’innovations technologiques

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Article mis en ligne le 22 juillet 2008 à 6:44
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Quand l’agriculture rencontre la modernité
La famille Côté-Doyon a profité de la journée champêtre pour dresser l’historique de leur ferme.
Quand l’agriculture rencontre la modernité
Hôte de la journée champêtre, la ferme Docovolait est un modèle d’innovations technologiques
Près de 1500 personnes, producteurs agricoles et citoyens, ont profité de la journée de dimanche pour améliorer leurs connaissances de l’agriculture contemporaine en participant à la 35e journée champêtre, organisée à la ferme Docovolait de Wickham.
Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) et le Conseil régional des sociétés d’agriculture Centre-du-Québec avaient concocté une programmation diversifiée qui avait de quoi intéresser les visiteurs (compactage de plastique, sauts à cheval, activités pour les enfants, expositions d’équipements agricoles, voie d’eau engazonnée, haie brise-vent, etc.). Tellement qu’une journée n’étais pas suffisante pour tout voir ce qu’avait à proposer la famille Côté-Doyon!

Il faut dire que les propriétaires de la ferme Docovolait sont des pionniers en matière d’automatisation des processus. En effet, ceux-ci comptent depuis 2002 sur un robot de traite et un système d’alimentation automatique, ce qui a piqué la curiosité de plusieurs producteurs laitiers. Leur étable à stabulation libre et ventilation naturelle, tout comme le cheptel de quelque 70 vaches en lactation, valait le détour.

Les trois actionnaires de la ferme, Carole, Réal et Philippe ont fait ce choix afin d’améliorer leur qualité de vie et procéder à plusieurs tâches à la fois (Docovolait est active dans le lait, mais aussi dans la volaille et la grande culture), mais également pour contrer la rareté de main d’œuvre qualifiée dans le secteur agricole.

«Ce sont des innovateurs, a renchéri le directeur régional au MAPAQ, Luc Couture. Ce sont des gens qui sont prêts à faire des essais, à tester de nouvelles façons de faire pour faire avancer l’agriculture. Même les producteurs en apprennent beaucoup lors d’une journée comme celle-là. Ils voient que ce qu’on préconise au Ministère, ça fonctionne, que c’est faisable.»

À raison de huit numéros par année, le journal agricole, agroalimentaire et forestier Forum www.forum17.com), publié par Médias Transcontinental, un partenaire de la journée champêtre, s’efforce d’ailleurs de mettre en valeur le secteur primaire et de faire découvrir de nouvelles méthodes culturales. Au dire de M. Couture, il s’agit-là d’un bel outil de communication issu de la mobilisation d’une foule de partenaires régionaux.

«On fait connaître les avancées techniques et technologiques par le biais de Forum. Au lieu d’aller voir les producteurs un à un dans les rangs, le journal nous permet d’en rejoindre énormément d’un seul coup. C’est un outil qui s’est forgé une belle crédibilité au Centre-du-Québec», a-t-il lancé.
Sœur Angèle
En après-midi, la colorée sœur Angèle était à Wickham pour préparer de bons petits plats à base de savoureux produits du terroir. Il faut dire que la journée champêtre est l’occasion par excellence des producteurs régionaux pour faire connaître leurs produits exclusifs, a souligné le directeur par intérim de la Corporation de développement agroalimentaire-forêt Centre-du-Québec (CDAFCQ), Simon Théroux.
«Ici, il y a 1500 consommateurs potentiels. On a des producteurs-artisans des quatre coins de la région qui proposent des produits de niche, comme du vin, du moût de pomme, du miel, du pepperoni de wapiti, etc. Les gens font la découverte de produits spécialisés qui sont faits tout près de chez eux», a-t-il informé.

À l’heure actuelle, la commercialisation de ces aliments distinctifs est un défi de taille. Plusieurs producteurs sont présents aux marchés publics (Drummondville et Bécancour), mais beaucoup d’autres sont cantonnés chez eux. Voilà pourquoi la CDAFCQ et ses partenaires s’apprêtent à lancer sur le Web un répertoire des meilleures adresses gourmandes de la région.

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