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Les gaz à effet de serre en production laitière

Article mis en ligne le 10 juillet 2008 à 13:17
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Les gaz à effet de serre en production laitière
Une vache produirait presque deux fois plus de GES qu’une automobile.
Les gaz à effet de serre en production laitière
Danielle Jacques, agronome

Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ)
C’est bien connu, la concentration accrue des gaz à effet de serre (GES) comme le gaz carbonique (CO2), l'oxyde nitreux (NO2) et le méthane (CH4), dans l'atmosphère, contribue au réchauffement climatique. Selon l’Inventaire canadien des émissions de gaz à effet de serre, l’agriculture était responsable de 8 % des émissions du Québec en 2004.

Selon Charles Bachand, agronome au MAPAQ, qu’on peut lire dans le tout nouveau chapitre Agroenvironnement du guide Les bovins laitiers, les carburants fossiles comme le diesel, le mazout, le propane utilisés sur l’exploitation, le processus de digestion des ruminants, les fumiers et les engrais azotés comptent parmi les principales sources de GES en production laitière. Ces émissions sont influencées par de nombreux facteurs (climat, système de production, etc.) et peuvent varier dans le temps et dans l’espace, d’où la difficulté de les mesurer de façon précise. Il est toutefois possible de les estimer et d’identifier des stratégies pour les réduire.

Les émissions de GES sont exprimées en kilogrammes d’équivalent de gaz carbonique (kg d’éq. CO2). Au Québec, une vache émettrait un peu plus de 9 000 kg d’éq. CO2 par année en tenant compte de la relève, des cultures et de l’utilisation de l’énergie. Une vache produirait donc presque deux fois plus de GES qu’une automobile. Fait intéressant cependant, avec 400 000 vaches, comparativement aux 4,2 millions de véhicules sur le territoire québécois, les GES totaux émis par les exploitations laitières représenteraient 17 % des GES des véhicules (données de 2004).

Considérant les différentes sources de GES en production laitière, différentes stratégies peuvent être envisagées pour réduire les émissions :

- le travail réduit du sol et le semis direct pour utiliser moins de carburants;

- la réduction du nombre d’animaux de remplacement;

- l’utilisation optimale des pâturages et des fourrages pour diminuer les besoins en grains;

- l’adoption de pratiques pour limiter les surplus d’azote dans les rations et réduire la fertilisation azotée des cultures;

- l’entreposage adéquat des fumiers pour réduire les pertes d’azote par lessivage, et la mise au point de systèmes de récupération du méthane pour en faire un combustible.

Évidemment, la réduction des émissions de GES doit se faire dans le cadre d’une analyse globale des pratiques de gestion de l’entreprise. Il faut idéalement combiner des pratiques qui permettent d’améliorer la situation économique de l’entreprise et la qualité de l’environnement, tout en minimisant les émissions de GES.

Voilà un bref aperçu du contenu qu’offre l’édition 2008 du guide Les bovins laitiers publié par le CRAAQ, et dont une partie a été réalisée dans le cadre du programme « Initiative d’appui aux conseillers agricoles », selon les termes de l’entente Canada-Québec sur le Renouveau du Cadre stratégique agricole. Pour en savoir plus, communiquez avec le Service à la clientèle du CRAAQ au 1 888 535-2537.

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