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«Panic dans le champ»

Article mis en ligne le 11 juillet 2008 à 13:43
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«Panic dans le champ»
Le panic érigé est une culture à potentiels multiples qui intéresse de plus en plus.
«Panic dans le champ»
Denis Ruel, agronome

MAPAQ, Centre de services agricoles de Nicolet
Le titre de l’article n’a pas été choisi pour apeurer la population sur une nouvelle difficulté à laquelle doivent faire face nos entreprises agricoles. Au contraire, il s’agit plutôt d’un jeu de mots pour confirmer l’engouement des producteurs à trouver des alternatives à la diversification de leur culture. En ce sens, le panic érigé est une culture à potentiels multiples qui les intéresse de plus en plus.
Plantes aux multiples usages
De la protection de l’environnement à la diversification des cultures, le panic érigé est plus que prometteur.
Cette plante est une graminée vivace qui peut atteindre jusqu’à 2 mètres de hauteur et avoir des rendements de plus de 10 tonnes métriques par hectare de matière sèche. Elle peut être cultivée sur des terres plus marginales et maintenir une bonne productivité sur plusieurs années. On la voit très bien également comme plante à utiliser pour protéger et valoriser les bandes riveraines. Juste sur ce dernier point, on considère qu’au Centre-du-Québec, ce serait près de 3 000 ha qui pourraient être implantés en panic érigé. Quel geste rentable, autant pour le producteur que pour la qualité de l’eau !

En 2007, seulement dans le Centre-du-Québec, plus d’une dizaine d’entreprises ont fait l’implantation de cette nouvelle culture. Dans un premier temps, l’objectif pour la plupart était de s’approvisionner en litière pour le bétail. Certaines entreprises entrevoient déjà les marchés de la biomasse qui se dessinent autour du développement des biocombustibles et des énergies renouvelables comme les granules de combustion et l’éthanol cellulosique.

Déjà pour l’année 2008, plusieurs autres entreprises ont manifesté l’intention d’en semer et quelques-unes de l’an dernier prévoient agrandir leur superficie.

Face aux préoccupations mondiales en matière de sécurité énergétique et des changements climatiques, le potentiel énergétique des biomasses agricoles sera sur la sellette et le panic érigé en offre de belles possibilités d’utilisation.

Il faudra évidemment au cours des prochaines années faire une analyse plus complète de la rentabilité d’une telle culture face aux différents marchés potentiels qu’elle pourra combler (litière, granule de combustion, ou autres) et faire de la mise au point technique.

À cet effet, au cours de la saison 2007, un cahier de suivi et de prises de données a été remis à des conseillers agricoles afin d’obtenir des informations agronomiques et techniques sur des essais mis en place à la ferme au cours des deux dernières années. Cette compilation de données devrait se poursuivre en 2008 et 2009.

Déjà, un premier document publié par le CRAAQ a été déposé sur le site Agri-Réseau www.agrireseau.qc.ca). Il fournit des renseignements sur les soixante essais réalisés au Québec dont les données ont été compilées.

Vous voulez en savoir plus sur le panic érigé et sa régie de culture ? Venez nous rencontrer au kiosque sur le panic érigé que nous tiendrons lors de la Journée champêtre 2008 le dimanche 20 juillet prochain à la Ferme Docovolait inc. à Wickham.

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