À ses heures, le meunier René Simard joue du violoncelle. Il s'y adonne ici en compagnie de sa fille Maude.
Pinard s’extasie sur le Moulin La Pierre
Même René Simard, copropriétaire du Moulin La Pierre, ne sait trop à quoi s’attendre de l’émission Du cœur au ventre que l’équipe de Daniel Pinard a tournée chez lui l’automne dernier et qui sera diffusée en fin de semaine (vendredi soir et dimanche) à la télévision de Radio-Canada. «En tout cas, quand il a débarqué au Moulin, il s’est extasié en disant : «Mon Dieu que c’est beau!»
La grosse équipe de production de l’émission s’est attardée quelques heures au Moulin La Pierre de Saint-Norbert-d’Arthabaska qu’ont acquis, il y a onze ans, René Simard et sa conjointe Danièle Huberdeau.
«L’équipe a tourné à trois endroits différents, à l’extérieur du moulin et à l’intérieur près de la moulange et dans la cuisine du meunier.»
Daniel Pinard se serait étonné que le Moulin La Pierre recoure toujours aux techniques traditionnelles pour moudre ses grains, utilisant le pouvoir de l’eau pour faire tourner – toute l’année – la meule de pierre de silex de 36 pouces. «Nous produisons de la farine biologique avec de l’équipement traditionnel. Quand on moud nos grains avec la meule de pierre, ils ne chauffent pas!»
Connaissant l’impétuosité et la propension à la polémique de l’animateur, M. Simard ne sait trop ce qu’il aura retenu de ce bout d’entretien sur les méthodes de moulage.
Si l’émission procure un nouveau tremplin pour le Moulin La Pierre, «on va évidemment le prendre!», dit René Simard.
Mais cette année est particulièrement difficile, précise-t-il, avec la forte hausse des prix du blé, «ce qui nous occasionne des difficultés d’approvisionnement. Cela ne faisait que commencer cet automne au moment du tournage. C’est encore pire aujourd’hui et la situation est mondiale».
Avec un meunier à temps plein, le couple Huberdeau-Simard produit quelque 500 tonnes de farine par année, à partir d’une quinzaine de variétés de céréales : farines de blé dur, de blé mou, d’épeautre, de sarrasin, d’orge, d’avoine, de seigle, de maïs, de canut, etc.
L’entreprise de Saint-Norbert-d’Arthabaska vend ses produits dans tout le Québec, jusqu’aux Iles-de-la-Madeleine. Elle est présente dans des supermarchés – grâce à un distributeur) et dans des magasins d’alimentation naturelle (comme La Manne ici et au Marché d’antan). Même des restos d’ici (l’Eggsquis et le Myosotis) et un Centre de la petite enfance (la Maison des amis) cuisinent avec les farines biologiques du Moulin La Pierre.
Le site du Moulin fait partie du patrimoine, ses fondations datant de 1845. À la suite de deux incendies survenus au milieu des années 1970, Ronald Lapierre avait reconstruit son moulin à farine à l’image du premier. Le moulin à scie a cependant disparu.
Cet aspect historique et le souci de perpétuer un métier traditionnel auraient également impressionné Daniel Pinard.
«Même si on en est les propriétaires, on a toujours considéré que le Moulin La Pierre appartenait à la communauté», dit René Simard. Pour cette raison, le site s’ouvre tout l’été aux touristes, accueillant, sur réservations, des groupes d’une vingtaine de visiteurs. Toute l’année cependant, durant les jours de semaine, on peut s’y rendre pour se procurer de la farine.
Le site Internet de l'émission Du cœur au ventre relate l'histoire du Moulin, le situant au bord de la rivière «Josselin», mais on sait ici qu'il s'agit de la rivière Gosselin!
Raymond Lessard
Commentaire mis en ligne le 7 janvier 2009Bonjour M Simard,
J'ai apprécié le court texteaccompagnatt les 2 photos de votre moukin. J'aimerais savoir si vous avez une liste des types de farine que vous produisez et dans l'ensemble de vos produit qu'elle est celle qui est, disons, la plus appropriée pour fabriquer du pain.
Autre question, avec vous des farines réalisées à partir du blé Red Fife?
Merc à l'avance, Raymond