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Deux guides pour le dépistage des problèmes parasitaires et non parasitaires

Fraise, framboise et bleuet en corymbe

Article mis en ligne le 1 novembre 2007 à 15:45
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 Deux guides pour le dépistage des problèmes parasitaires et non parasitaires
Deux nouveaux guides
Deux guides pour le dépistage des problèmes parasitaires et non parasitaires
Fraise, framboise et bleuet en corymbe
Lyne Lauzon,

Coordonnatrice des publications

CRAAQ

llauzon@craaq.qc.ca

Qu’ont en commun la pourriture sclérotique, la moisissure grise, l’anthonome du fraisier et la punaise terne ? Un coup d’œil sur le nouveau guide d’identification Maladies, ravageurs et organismes bénéfiques du fraisier, du framboisier et du bleuetier permet de constater qu’il s’agit de maladies et d’insectes qui peuvent causer des dommages importants.
La pourriture sclérotique, qui produit ultimement des fruits momifiés blancs, est la maladie la plus fréquente chez le bleuetier en corymbe et peut entraîner des pertes considérables. Due à un champignon, cette infection survient surtout dans les endroits où la circulation de l’air est réduite (près des brise-vent et des boisés), où l’humidité s’accumule (en bas de pente) et où les périodes de gel sont fréquentes. Un bourgeon exposé à une période de gel aussi courte qu’une heure devient très vulnérable et l’infection est rapide si le temps est chaud et humide dans les jours qui suivent. Le dépistage se fait dès le débourrement des bourgeons afin de pouvoir prendre des mesures pour combattre l’infection.

Les dommages dus à la moisissure grise apparaissent lorsque les fraises ou les framboises mûrissent, mais l’infection survient bien avant. Causée par un champignon que l’on reconnaît par le duvet grisâtre qui recouvre les tissus infectés, la maladie se développe en présence d’eau (pluie, rosée, brouillard ou irrigation) sur le feuillage pendant 6 à 24 heures. On la dépiste du début du printemps jusqu’à la récolte. Une bonne aération au niveau des plants (en évitant les rangs larges et les densités élevées chez le fraisier par exemple) et les récoltes fréquentes en début de journée, dès que les plants ont séché, aident à prévenir la maladie.

L’anthonome du fraisier est un petit coléoptère qui coupe les pédoncules et les boutons floraux du fraisier et du framboisier. Le nombre d’insectes augmente avec l’âge de la plantation, mais le désherbage à l’intérieur et aux alentours, surtout des plantes sources de pollen, contribuent à les enrayer. On peut traiter lorsque le dépistage révèle la présence d’au moins 3 anthonomes ou boutons floraux coupés par 50 frappes au-dessus d’un contenant, dès que les boutons sont visibles et jusqu’à la fin de la floraison.

La punaise terne adulte et les larves se nourrissent des fleurs du fraisier et des fruits, ce qui entraîne la déformation de ces derniers. L’insecte est surtout actif à plus de 20 oC par temps sec et non venteux. Le dépistage s’effectue de la floraison jusqu’au mûrissement et permet de décider si un traitement est nécessaire.

Ces informations ne constituent qu’un bref aperçu du contenu du nouveau guide publié par le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec www.craaq.qc.ca). Un contenu étoffé par plus 700 photographies pour faciliter le dépistage et le diagnostic des problèmes parasitaires et mieux connaître les organismes bénéfiques pour les petits fruits! Vient aussi de paraître pour identifier les problèmes non parasitaires : Carences, désordres et problèmes de phytotoxicité du fraisier, du framboisier et du bleuetier.

Ces deux ouvrages complémentaires s’adressent aux dépisteurs, aux conseillers et aux producteurs. Le premier a été rédigé par Liette Lambert et Ginette Laplante, respectivement agronome et technologiste agricole au MAPAQ, et les chercheurs Odile Carisse et Charles Vincent, agronome, d’Agriculture et Agroalimentaire Canada; le second est l’œuvre de Liette Lambert. Plusieurs intervenants et organisations ont contribué à leur réalisation, notamment la Fédération des producteurs maraîchers du Québec et l’Association des producteurs de fraises et de framboises du Québec, avec le soutien du MAPAQ par le biais de son Programme d’appui financier aux associations de producteurs désignées.

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