André Bellavance
«Le ministre n’a pas entendu la filière bovine»
Matières à risque spécifiées
«Depuis jeudi, le gouvernement fédéral impose de nouvelles règles de contrôle sanitaire qui ont pour effet de pénaliser les producteurs québécois et canadiens de bovins. Le ministre de l’Agriculture et Agroalimentaire, Chuck Strahl, n’a pas entendu les producteurs qui réclament la mise en place d’un fonds de transition afin de compenser les frais supplémentaires occasionnés par l’élimination des matières à risque spécifiées (MRS) de l’alimentation animale ainsi que des engrais», a déploré le porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Agriculture et Agroalimentaire et député de Richmond-Arthabaska, André Bellavance.
Le porte-parole du Bloc Québécois a rappelé que la Fédération des producteurs bovins du Québec ainsi que de l’ensemble des intervenants de la filière bovine québécoise ont réclamé récemment un fonds de transition supplémentaire de 50 millions $ soit mis en place afin de compenser les nouveaux frais occasionnés par l’élimination des MRS.
«Ces dispositions visant à contrer le virus de la vache folle auront un impact considérable sur les coûts des opérations pour les producteurs bovins du Québec. En n’exigeant pas la réciprocité de la part des États-Unis, le ministre Strahl entrave donc la compétitivité des producteurs de bétail canadiens vis-à-vis de leurs concurrents américains puisque cette mesure spécifique fait en sorte que les producteurs bovins de ce côté-ci de la frontière devront dorénavant débourser des frais afin de disposer des carcasses de leur bétail. Pendant ce temps, les Américains pourront continuer à exporter leur bœuf à moindre coût», a rappelé André Bellavance.
«Le Bloc Québécois croit que nos producteurs et nos productrices ont encaissé déjà plus que leur part dans la foulée de la crise de la vache folle et des problèmes liés aux hausses des frais d’exploitation. Il est grand temps de leur tendre la main afin de les aider à maintenir la qualité exceptionnelle de leur production. Il est également nécessaire de tout mettre en œuvre pour que leurs concurrents directs soient soumis aux mêmes contraintes de qualité», a conclu André Bellavance.