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Les producteurs de bovins n'ont pas dit leur dernier mot

Vache folle

Lise Tremblay par Lise Tremblay
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Article mis en ligne le 21 juin 2007 à 11:20
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Les producteurs de bovins n'ont pas dit leur dernier mot
Les producteurs de bovins du Centre-du-Québec pourraient recevoir une compensation financière de la crise de la vache folle. Le processus du recours collectif risque cependant de prendre beaucoup de temps.
Les producteurs de bovins n'ont pas dit leur dernier mot
Vache folle
Alors qu'ils ont été lourdement affectés par la crise de la vache folle, les producteurs de bovins du Québec se réjouissent que la Cour supérieure du Québec ait autorisé, il y a quelques jours, un recours collectif contre le gouvernement fédéral.
Au Centre-du-Québec, 1300 entreprises de veaux d'embouche et laitières ont subi les contrecoups de cette crise, qui a débuté par la découverte d'un premier cas d'encéphalopathie spongiforme bovine, en Alberta, en 2003.

«Pour l'Union des producteurs agricoles (UPA), cela représente une bonne nouvelle, malgré que nous savons pertinemment que ça risque de prendre beaucoup de temps avant que le dossier ne se règle», a exprimé France Trudel, directrice du service mise en marché de l'UPA Centre-du-Québec, peu de temps après avoir appris la nouvelle.

Concrètement, la poursuite, initiée par les éleveurs québécois de bovins, demande à ce que soit dédommagé l'ensemble des producteurs puisqu'ils allèguent que la négligence d'Ottawa a mené à de multiples embargos qui ont engendré des pertes monétaires.

«J'ai perdu passablement d'argent avec la vache folle, confirme Gaétan Giroux, un producteur de bovins de Saint-Félix-de-Kingsey. J'évalue mon manque à gagner à au moins 15 000 $ et je ne suis qu'un petit éleveur. Aujourd'hui encore, le marché n'est pas tout à fait rétabli de sorte que nous avons encore des pertes. J'ai l'impression de m'être fait avoir avec toute cette histoire.»

Richard Fréchette, de Sainte-Brigitte-des-Saults, entretient, quant à lui, certaines inquiétudes.

«Je suis content qu'il y ait un recours, mais si le gouvernement est pris à payer les producteurs, il pigera dans les poches des contribuables, ce qui est un non-sens à mes yeux. Le mal est fait tant qu'à moi», croit-il.

Effectivement, même si le recours collectif a obtenu le feu vert de la Cour supérieure, il n'en demeure pas moins que les producteurs agricoles subissent encore, quatre ans plus tard, les contrecoups de la maladie de la vache folle. Il faut dire cependant que, depuis 2003, neuf autres cas ont été recensés au Canada ainsi que trois aux États-Unis.

«Actuellement, notre priorité – et celle de la Fédération des producteurs de bovins du Québec – est que la frontière s'ouvre totalement. Nous travaillons très fort pour faire avancer les choses. Il y a encore des embargos pour les animaux de plus de 30 mois de sorte que les producteurs subissent toujours des pertes. Ils ne peuvent pas exporter leurs animaux», a ajouté Mme Trudel.

Selon Statistique Canada, les producteurs canadiens de bœuf ont perdu plus de 9 milliards $ depuis le début de la crise. Malheureusement, aucun chiffre n'illustre les pertes à l'échelle provinciale ou régionale.

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