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La lutte intégrée: une alliée indispensable

Phytoprotection

Article mis en ligne le 4 juin 2007 à 11:43
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 La lutte intégrée: une alliée indispensable
Champ de maïs ayant subi des dommages importants de légionnaires uniponctuées. Le contrôle des graminées annuelles a été inadéquat en début de saison, ce qui a favorisé l’infestation. (Photo : B. Duval, MAPAQ)
La lutte intégrée: une alliée indispensable
Phytoprotection
Brigitte Duval, agronome

MAPAQ Nicolet

brigitte.duval@mapaq.gouv.qc.ca

Les grandes cultures ont leur lot d’ennemis : mauvaises herbes, ravageurs et agents pathogènes. Dans une optique de réduction de l’utilisation des pesticides et leur impact sur la santé et l’environnement, la lutte intégrée est sans contredit une alliée indispensable. C’est une question d’efficacité, de rentabilité … et de gros bon sens !
À la base, la lutte intégrée consiste à utiliser les pesticides seulement au moment et à l’endroit où c’est nécessaire. Pour y arriver, six étapes simples vous sont proposées. Elles peuvent être réalisées de concert avec votre conseiller.

1. Identifier l’ennemi : les divers organismes que l’on retrouve dans un champ ne sont généralement pas nuisibles – beaucoup sont même très utiles. De là l’importance de bien connaître et reconnaître les alliés et les ennemis.

2. Dépister ses champs : marcher régulièrement ses champs permet de détecter la présence et suivre l’évolution des mauvaises herbes, ravageurs et agents pathogènes. Cela permet également d’évaluer leur abondance ainsi que leur stade de développement. Chaque champ est un cas unique.

3. Utiliser les seuils d’intervention : ces seuils, qui varient selon la culture et l’ennemi, permettent de déterminer si l’on doit intervenir ou non, et si oui, d’intervenir au bon moment.

4. Adapter l’écosystème : il s’agit simplement de faciliter la vie à la culture et aux organismes utiles, et de rendre la vie difficile pour les organismes nuisibles. La rotation des cultures et un bon contrôle des mauvaises herbes sont de bons exemples.

5. Combiner les moyens de lutte : lorsqu’une intervention devient nécessaire, les pesticides ne constituent qu’une partie de la solution. Il est souvent possible et plus efficace de combiner différents moyens de lutte (mécanique, génétique, culturale, biologique, chimique).

6. Évaluer les résultats : afin de continuellement s’améliorer, il est important de tenir un registre de dépistage et des interventions phytosanitaires. De plus, c’est souvent une bonne idée de faire des essais (ex. : traité vs non traité) afin de comparer les rendements et la qualité de la récolte.

Les connaissances sur les ennemis des cultures ainsi que les moyens de lutte évoluent continuellement. Pour cette raison, il est essentiel de se tenir à jour dans ce domaine. N’hésitez donc pas à consulter votre conseiller, à vous abonner au Réseau d’avertissements phytosanitaires www.agrireseau.qc.ca) et à participer à des journées de conférences.

La Journée Champêtre, qui aura lieu à Laurierville le 22 juillet, sera une excellente occasion d’obtenir de l’information de pointe sur la phytoprotection en grandes cultures. Je serai sur place pour vous fournir des exemples concrets et répondre à vos questions.

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