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Une autre réussite pour le CRÉER

Article mis en ligne le 30 mai 2007 à 13:33
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Une autre réussite pour le CRÉER
Jacques Larochelle
Une autre réussite pour le CRÉER
À une autre époque, on mettait des centaines d’années à bâtir une cathédrale. Chaque personne qui taillait une pierre savait qu’elle ne pourrait probablement pas voir la fin des travaux, mais pourtant, combien se sont investis pour les générations futures? Où sont passées nos valeurs perdues?
Cette réflexion formulée par le conférencier Charles E. Caouette résume la motivation de tenir cette 2e édition du colloque sur le développement durable organisé par le Centre de recherche et d’éducation à l’environnement régional (CRÉER). Tenu le 26 mai dernier au cégep de Victoriaville, cette journée complète de conférences et ateliers abordant des thèmes reliés au développement durable a permis d’atteindre le double objectif fixé par les organisateurs de cet événement : sensibiliser les participants sur divers aspects du développement durable et réalisé une activité zéro déchets.

Cette année, la thématique portant sur l’importance de la société et de l’humain dans son environnement a permis d’accueillir plus d’une soixantaine de personnes pour assister aux conférences et ateliers organisées sur le sujet. L’objectif d’éduquer et de sensibiliser sur le développement durable a été réussi et le Centre de recherche et d’éducation à l’environnement régional (CRÉER) est parvenu à réaliser une activité zéro déchets.

La journée a débuté par une conférence de Robert Béliveau, directeur général de la Société de développement durable d’Arthabaska inc. Sa présentation a permis de démystifier le rôle de cette nouvelle société public-privé de gestion des matières résiduelles pour la MRC d’Arthabaska.

Le sujet a inspiré de nombreuses questions de participants intéressés d’en connaître davantage sur ce modèle de gestion unique au Québec. Entre autres choses, beaucoup désiraient savoir si bientôt les institutions et les entreprises se verraient obligées de faire du recyclage et du compostage puisque dans le futur, il ne sera probablement pas permis d’enfouir les déchets que nous enfouissons en ce moment.

Un autre conférencier a littéralement séduit la salle en tenant des propos parfois choquant sur les politiques du Canada et de celles du Québec. En effet, Jacques Larochelle, professeur au département de Biologie de l’université Laval, extrêmement bien documenté, a fait la démonstration que les politiques actuelles ne tiennent pas compte de l’avenir des enfants d’aujourd’hui.

Elles conduisent les Québécois et les Québécoises vers un précipice. Nous avons alors compris le sens que peut vouloir dire développer des problèmes durable. Pour développer ces problèmes durables il suffit de ne rien changer aux politiques actuelles, qui semblent s’appuyer sur des valeurs idylliques et qui seraient mieux que des valeurs tels la santé, l’éducation, la démocratie et l’environnement. Après avoir entendu monsieur Larochelle, beaucoup ont compris que payer des impôts est synonyme d’investir dans l’avenir.

Plus tard madame Marie-Andrée Devynck, doctorante au département Sociologie de l’UQAM nous a entretenue de l’avenue d’une sécurité alimentaire et de nouvelles voies entre villes et campagnes pour l’agriculture.

En après-midi, l’architecte de Victoriaville et président de l’ordre des architectes du Québec, André Bourassa, aurait pu nous parler durant deux jours deux nuits. Cet orateur dynamique et passionnant a levé le voile sur les mythes et réalités de l’architecture écologique. Il a su faire tomber beaucoup d’idées préconçues durant sa conférence. À peine avions nous parlé des fenêtres, du revêtement extérieur et des toitures végétales, l’heure allouée s’était écoulée. Les participants auraient bien aimé entendre ce que monsieur Bourassa avait à dire sur le chauffage des maisons.

L’événement s’est clos par la conférence d’un homme très sympathique. Charles Caouette, professeur titulaire au département de psychologie de Montréal a parlé des jeunes avec tendresse. Les moments touchants de la journée se sont joués durant cette conférence qu’il n’imaginait pas si importante à l’intérieur d’un colloque traitant d’environnement. Mais l’avenir, c’est aussi cette jeunesse habitée par un grand vide. Ce sont les jeunes qui hériteront de cette Terre, après tout. On devrait peut-être leur demander comment ils se sentent et les écouter, dans leurs moments de spleen. Avant de terminer M. Caouette nous parlait des cathédrales et nous faisait écouter Laudamus te de Mozart. La salle était silencieuse.

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