Un des tout premiers regroupements d’associations de lacs au Québec
Pour mieux faire face aux défis environnementaux toujours plus pressants, des associations de lacs de la municipalité de Saint-Mathieu-du-Parc ont décidé de se regrouper.
Il s’agit d’un des tout premiers regroupements du genre au Québec. Les objectifs sont de renforcer la représentativité des résidants de lacs, de faciliter la coordination des actions et de se donner des moyens accrus, tant au plan des expertises que des ressources financières pour mieux protéger l’environnement des lacs.
Actuellement composé de huit associations représentant 13 lacs, le regroupement entend rencontrer au cours de l’été l’ensemble des associations de Saint-Mathieu-du-Parc pour les convaincre de se joindre au nouveau mouvement. Les huit associations représentent les quelque 500 résidants des lacs Brûlé, Goulet, Magnan, des Amoureux, Vert, des Érables, à la Pêche, des Cinq D, Mongrain, Gareau, en Croix, Barnard et Régis. D’autres associations comme celles des lacs Souris, Bellemare et Bill suivent les activités du Regroupement à titre d’observateurs.
Le nouveau Regroupement a déjà à son crédit un plan d’action détaillé pour mener la lutte aux phosphates et sensibiliser les résidants aux méfaits de cette matière fertilisante. De plus, il présente déjà en date du 19 mai au Centre communautaire de Saint-Mathieu-du-Parc une première activité d’information sur les systèmes sanitaires résidentiels.
Comme le souligne la présidente Hélène Bergeron, «Devant la diminution progressive des investissements gouvernementaux en matière d’environnement, il importe que les citoyens eux-mêmes se prennent en main et passent à l’action.» Le Regroupement se donne comme but de sensibiliser l’ensemble de la population à la nécessité de changer certains comportements pour assurer la pérennité de la première richesse d’une municipalité comme Saint-Mathieu-du-Parc, soit son patrimoine naturel.
La mise en commun des compétences et des moyens financiers apparaît aux membres comme une avenue prometteuse. Il s’agit de travailler efficacement, de concert avec la municipalité, à l’élaboration et à l’actualisation d’un plan d’action global respectant la logique du bassin versant, donc de l’interaction entre les différents milieux du territoire.