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Mon maïs a-t-il besoin de plus de soufre?

Grande culture

Article mis en ligne le 1 mai 2007 à 15:59
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 Mon maïs a-t-il besoin de plus de soufre?
Champ de maïs
Mon maïs a-t-il besoin de plus de soufre?
Grande culture
Bon nombre de producteurs se questionnent sur l’utilité d’augmenter la quantité d’éléments mineurs dans la fertilisation de leur maïs grain. La recherche de rendements maximaux et les différentes informations circulant sur le sujet poussent les producteurs à se questionner sur l’efficacité réelle de ces ajouts. Un des éléments mineurs le plus observé est le soufre.
Le soufre est l’un des éléments minéraux indispensables à la croissance et à la reproduction des cultures. Il joue un rôle primordial dans la synthèse des protéines, en entrant dans la composition de deux acides aminés : la cystéine et la méthionine. Ces deux acides aminés sont essentiels au métabolisme microbien et au métabolisme de la plante. Le soufre permet une plus grande multiplication des micro-organismes du sol ce qui se traduit par une plus forte minéralisation de la matière organique, donc un surplus d’azote pour la plante.

Aussi, comme le soufre intervient dans la transformation de l’azote en protéine, les plantes carencées en soufre ont une moins bonne teneur protéique même si le sol est suffisamment riche en azote. Les plantes qui ont les plus gros besoins en soufre sont celles qui contiennent le plus de protéines, et en particulier des protéines à fortes proportions de cystéine et de méthionine. Le soufre peut donc contribuer à l’obtention de bonnes récoltes de grains!

La plus grande source de soufre disponible pour les cultures est la décomposition de la matière organique. Une source secondaire, très importante également, est le soufre qui se dépose de l’atmosphère en provenance de la combustion des carburants, des industries et des automobiles qui dégagent dans l’atmosphère des sulfates que les pluies acides redéposent sur le sol ou sous forme sèche en sulfate d’ammoniaque. Il ne faut pas non plus négliger l’apport soufré des fumiers qui, lorsqu’appliqués régulièrement dans les champs, permettent de maintenir un bon « pool » de soufre et peuvent combler en totalité ou en partie les besoins de plein d’autres éléments mineurs.

Lors de la prise de vos échantillons de sols, n’hésitez pas à demander la teneur en soufre soluble (ou facilement assimilable pour la plante) de votre sol. Des teneurs inférieures à 10 ppm pour la luzerne et à 6 ppm pour le maïs et les céréales sont considérées comme faibles. Lorsque de faibles teneurs sont obtenues, il est possible de corriger la carence en utilisant des fertilisants et des amendements soufrés tels le sulfate d’ammonium, le sulfate de potassium et de magnésium, le gypse, le sulpomag, etc… Le chaulage a aussi un rôle important à jouer car la chaux stimule la minéralisation de la matière organique du sol et favorise la mise en circulation du soufre. Donc, avant de décider d’ajouter du soufre supplémentaire dans vos engrais, vérifiez la teneur de votre sol!

Si vous avez des doutes ou si vous désirez plus d’informations, n’hésitez pas à consulter vos conseillers en agroenvironnement de votre club-conseil ou visitez notre site web au www.durasol.qc.ca.

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