Comme nous l’apprenions en 2010, la Loi sur la santé et la sécurité du travail contraint le travailleur comme l’employeur à certaines obligations. Ainsi, il est de la responsabilité du travailleur de prendre les mesures nécessaires pour protéger sa santé, sa sécurité et son intégrité physique et celles de ses collègues. Pour ce faire, il portera les équipements adéquats, participera à l’identification des risques et appliquera des méthodes de travail adéquates. De plus, il est du devoir de l’employeur d’être prévoyant, efficace et autoritaire, en implantant des mesures qui éliminent les risques et en faisant respecter les règles de sécurité dans son entreprise.
L’entreprise doit donc s’engager en santé et sécurité au travail. Mais entre l’engagement et l’information, le gestionnaire doit documenter les risques de l’entreprise. Pour dresser une liste juste et utile de ces risques, l’inspection est certainement la méthode la plus appropriée. C’était d’ailleurs le thème retenu l’an dernier. L’inspection comme moyen pour visualiser les risques nous a permis d’identifier les dangers associés à un lieu, une tâche, une machine. Il s’agit de la partie la plus concrète d’une politique et d’une gestion de la santé et sécurité. C’est à travers l’inspection que nous avons trouvé les moyens pour corriger les situations dangereuses, identifier un responsable qui apportera les corrections et assurera les suivis nécessaires.
La CSST dit que le Québec a besoin de ses travailleurs. Nous pouvons ajouter que le Québec a tout aussi besoin de tous ses agriculteurs.

