Le concept d’aménagement écosystémique, ou l’art d’aménager la forêt en s’inspirant de la nature, est de plus en plus connu. Son application est possible avec la participation active de l’ensemble des intervenants en concertation avec les usagers du territoire forestier. Au Centre-du-Québec, des initiatives se réaliseront très prochainement.
L’aménagement écosystémique se définit par le maintien de la biodiversité et de la survie des écosystèmes. Il a comme modèle la forêt naturelle, une forêt avant son exploitation industrielle. Ce type d’aménagement représente un outil essentiel dans le processus de la certification forestière. A partir d’avril 2013, avec l’entrée en vigueur du nouveau régime forestier, on aménagera davantage le territoire de façon écosystémique afin de réussir un virage vers la gestion durable des forêts.
L’aménagement écosystémique comprend quatre étapes: connaître les caractéristiques de la forêt naturelle, analyser les différences entre la forêt naturelle et la forêt exploitée, proposer des solutions d’aménagement et établir une stratégie d’aménagement.
On a procédé à ce type d’aménagement en Mauricie en 2003. Dans un premier temps, des mesures et des observations se sont déroulées dans des parcelles forestières pour acquérir des connaissances historiques dans la forêt naturelle. Deuxièmement, une analyse des informations a permis d’identifier la présence de chêne rouge, de chêne à gros fruits, de pin blanc et de cédrière dans le passé. Ensuite, considérant les facteurs qui influencent le paysage (les feux, les chablis et les changements climatiques) et qui forment la forêt actuelle, les intervenants ont jugé opportun d’introduire de nouveau des cèdres sur le territoire. Donc, une plantation de cèdres a été entreprise sur un parterre de coupe totale. D’autres exemples de la mise en œuvre de l’aménagement écosystémique se trouvent également en Colombie-Britannique et aux États-Unis dans l’état du Maine.

