Une entente de partenariat privilégiée a été conclue le 30 août dernier entre le Regroupement agroforestier centricois (RAC), la Société sylvicole Arthabaska Drummond (SSAD) et Biopterre, Centre de développement des bioproduits de La Pocatière dont le transfert technologique est au cœur de la mission.
L’entente conclue crée les conditions permettant d’établir une pépinière spécialisée et un verger d’arbres à noix et de noisetiers dans le centre-du-Québec. Les projets qui y seront menés visent d’abord la production et la reproduction d’arbres, d’arbustes et de noix.
L’initiative servira également à mener des activités de recherche et développement, et à introduire dans la région des espèces absentes du territoire centricois, mais susceptibles d’enrichir et de diversifier le patrimoine régional en cette matière. Les activités à caractère scientifique seront menées sous la gouverne de Biopterre, tandis que le RAC s’emploiera à configurer la pépinière et le verger en fonction des objectifs visés.
Pour les fins de la réalisation de ces activités, la SSAD offre quatre (4) hectares à même sa propriété située à proximité de la forêt éducative à Saint-Albert, ajoutant ainsi un élément inédit à la dimension éducative de sa mission.
Ce partenariat s’inscrit directement dans le sillage des objectifs du RAC, qui veut situer le Centre-du-Québec comme chef de file dans le développement et l’exploitation de la ressource naturelle noix comestible, un produit forestier non ligneux (PFNL) de qualité. Elle permet également à la SSAD de s’inscrire pleinement dans les orientations vers lesquelles sont invités à converger tous les forestiers Québécois par le nouveau régime forestier : l’exploitation multiressource de nos forêts de même que l’exploitation accrue des produits forestiers non ligneux.
Il est connu que plus de 99% des noix comestibles consommées au Québec proviennent de l’extérieur, et qu’il n’existe pas de véritables vergers d’arbres à noix. Cette entente et les projets qui y seront mis en œuvre visent à renverser cette situation en contribuant au développement économique et social, tout en mettant en valeur la forêt centricoise.
La pépinière spécialisée et le verger attenant serviront également de pivot à l’exploitation de cette ressource naturelle dans le Centre-du-Québec. Suite à la réalisation d’un inventaire, nous savons déjà que plus de 96 000 arbres à noix comestibles ont été plantés à la grandeur du territoire centricois depuis le début des années 1980. Environ 13 000 d’entre eux auraient déjà atteint la maturité requise pour la production de noix, soit 12 ans pour le noyer noir, 20 ans pour le noyer cendré et 35 ans pour le chêne à gros fruits. Ces arbres devraient permettre d’ores et déjà la constitution d’un verger réseau important.
Les partenaires impliqués dans cette entente novatrice sont d’avis qu’il s’agit d’un geste déterminant pour l’exploitation multiressource de nos forêts, en particulier les PFNL de la région.

