Pauline Marois a Stephen Harper sur la corde raide hier.
Ça pourrait coûter cher à Harper.
Marois exige la récupération de plusieurs pouvoirs pour le Québec.
Pas question pour elle de se lancer dans un référendum.
Elle ira vers l'indépendance un pas à la fois.
Marois veut le transfert au Québec de la juridiction fédéral sur l'assurance-emploi, la langue, la culture, les communications, les jeunes contrevents et même le registre des armes à feu du Québec que Harper est en train de détruire.
Ce sont des choses que les autres partis à l'Assemblée nationale sont prêts à seconder. Ça serait donc unanime. Ça c'est important pour Marois.
Si Harper cède et dit oui, le Québec obtiendrait des pouvoirs peu importe comment ça passera parmi les mange-canadiens dans le reste du pays.
Si Harper dit non à Marois, ça sera un autre pas pour Marois vers l'indépendance du Québec.
Donnez-lui plus de corde Madame Marois. Allons-voir ce qu'il va faire.
Harper a réagi hier sur la question de l'assurance-emplois. Il a envoyé sa ministre Diane Finley annoncer que jamais il ne cèderait sa responsabilité sur l'assurance-emplois.
Harper aime bien la sévérité de sa loi fédérale sur l'assurance-emploi. Par exemple, si le fédéral vous trouve une jobbe, même si c'est à 100 kilomètres de chez vous, il faut que vous acceptiez, si non, pas d'assurance-emplois.

